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Martine Desjardins à la tête d’un comité de suivi de la commission Laurent

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Martine Desjardins prévoit ensuite qu’un rapport sera déposé chaque année, tant et aussi longtemps que toutes les recommandations de la commission Laurent ne se seront pas transformées en actions (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Côté

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Les recommandations de la Commission spéciale sur le droit des enfants et la protection de la jeunesse ne doivent pas sombrer dans l’oubli. C’est la mission d’un nouveau comité, présidé par Martine Desjardins, qui promet d’effectuer un suivi « aussi longtemps que nécessaire ».

Tel un chien de garde, le comité de suivi gardera un œil sur la mise en œuvre des 65 recommandations et 250 pistes d’action contenues dans le volumineux rapport de la commission Laurent, remis il y a presque un an jour pour jour.

Même si le projet de loi 15 du ministre Lionel Carmant a été adopté il y a deux semaines à l’Assemblée nationale, il reste encore du chemin à parcourir pour que toutes les pistes de solution identifiées par la commission Laurent se matérialisent.

L'idée, c'est vraiment juste de s'assurer que ça ne va pas prendre la poussière, ce rapport-là, résume Martine Desjardins.

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La commission Laurent a été déclenchée dans la foulée de la mort de la fillette de Granby, un drame qui a marqué tout le Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le comité de suivi fera un premier bilan de ses observations en novembre prochain, tout juste après les élections provinciales. L’idée n’est ni d’appuyer le gouvernement ni de lui nuire : tous les partis politiques recevront une copie de ce premier rapport.

« L'idée, c'est vraiment de s'assurer qu'on va aller de l'avant. Ce n'est pas pour rien qu'on les appelait des "recommandACTIONS" : on voulait vraiment agir, ne pas attendre un autre drame qui survienne au Québec pour agir. »

— Une citation de  Martine Desjardins, présidente du comité de suivi de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse

Mme Desjardins prévoit ensuite qu’un rapport sera déposé chaque année, tant et aussi longtemps que toutes les recommandations de la commission Laurent ne se seront pas transformées en actions.

Elle n’exclut toutefois pas que le comité puisse aussi réagir sur-le-champ si certains événements de l’actualité le commandent.

Évidemment, si jamais il y a des lois, des propositions, qui viennent à l'encontre de certaines recommandations de la commission Laurent, il y aura à ce moment-là un rapport ou un suivi plus spontané.

Des membres de tous les horizons

Révélée au grand public durant la crise étudiante de 2012, Mme Desjardins a ensuite participé aux travaux de la Commission sur l’éducation à la petite enfance à titre de commissaire, en 2016.

À travers cette expérience, elle a rencontré plusieurs groupes et experts qui œuvrent dans le domaine, ce qui explique qu’elle ait été sollicitée pour présider le comité de suivi. On est venu me chercher, admet-elle.

La protection de la jeunesse est un thème qui lui tient à cœur, ayant notamment fait des études en adaptation scolaire et sociale.

« Dans mes études en éducation, mais également mon rôle personnel comme maman de jeunes enfants de moins de trois ans, je dois dire que c'est quelque chose qui me préoccupe, le sort de nos enfants au Québec. »

— Une citation de  Martine Desjardins, présidente du comité de suivi de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse

Un total de 24 personnes expertes siégeront au comité de suivi. Quelques réunions auront lieu par année.

Parmi les membres, on retrouve notamment Élise Bonneville, du Collectif petite enfance, l’organisme qui a pris l’initiative de mandater des experts l’hiver dernier afin de recruter les meilleurs intervenants possibles pour le comité de suivi.

Fanny Dagenais, directrice de l’Observatoire des tout-petits, et Martin Goyette, titulaire de la Chaire de recherche sur l’évaluation des actions publiques à l’égard des jeunes et des populations vulnérables, font aussi partie du comité.

Des représentants de la jeunesse y participeront également, dont Jessica Côté-Guimond, instigatrice du Collectif des ex-placés DPJ, qui regroupe d'anciens jeunes ayant vécu dans le système de la DPJ.

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