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Une proposition pour désengorger un hôpital du Grand Victoria inquiète

Une infirmière en équipement de protection individuelle est au chevet d'un lit d'hôpital.

Les hôpitaux de la région de Victoria sont particulièrement occupés, indique la régie de la santé de l'île.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Une note de service envoyée à l’Hôpital Général de Victoria et partagée dans le média local Capital Daily suggère de louer des chambres d’hôtel afin d’aider à désengorger les hôpitaux. L’idée a suscité l’inquiétude de professionnels de la santé, mais a surtout mis en lumière la pression subie par ces établissements.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, a toutefois souhaité remettre les pendules à l’heure. Bien que cette mesure puisse être envisagée, elle n’est en aucun cas considérée pour les patients qui nécessitent encore des soins.

Si on a besoin d’être à l’hôpital, ça n'a aucun sens de trouver un hôpital ailleurs ou de créer un nouvel hôpital dans un hôtel. Ça ne se passe pas et ça ne se passera pas parce que ça ne fait pas de sens, soutient-il.

Le ministre de la Santé de la C.-B., Adrian Dix.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, assure que cette mesure ne sort pas de l'ordinaire.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

La suggestion vise plutôt les personnes qui, bien que ne nécessitant plus de soins, ne sont pas en mesure de retourner à la maison ou sont en attente d’un lit dans un autre département, confirme la régie de la santé de l’île.

[La note de service] propose des options pour faciliter les congés de l'hôpital afin de libérer des lits pour les personnes qui requièrent des soins. Ça fait partie de notre planification régulière pour les congés avant et pendant la pandémie, écrit la régie dans une déclaration.

Une situation aggravée par une pénurie de personnel

Le professeur à l'École des sciences infirmières de l'Université de Victoria, Damien Contandriopoulos, croit que c’est le signe que le système de santé est à genoux et que l’engorgement est à tous les niveaux.

Les urgences n’arrivent pas à monter les patients qui ont besoin d’être hospitalisés à long terme sur les étages parce qu’il n’y a pas de lit et les gens qui sont sur les étages ne savent plus où mettre [les patients] parce qu’il y a tout le temps une nouvelle pression, explique-t-il.

« On parle de ne plus savoir quoi faire avec les gens parce que le nombre de patients qui ont besoin de l’hôpital est beaucoup plus grand que la capacité de l’hôpital à les traiter. »

— Une citation de  Damien Contandriopoulos, professeur, École des sciences infirmières, UVIC

La vice-présidente du syndicat des infirmiers et infirmières de la province, Adriane Gear, souligne de son côté que la situation est non seulement critique dans les hôpitaux de la province, mais que le personnel est également épuisé.

Les infirmières n’ont pas eu de pause et elles ont besoin d’une pause, illustre-t-elle.

La solution pour alléger la pression sur le système de santé n’est plus seulement d’engager plus de personnel, note-t-elle cependant. Encore faut-il que ces nouveaux employés restent en poste et ne quittent pas la profession.

Nous avons de nouveaux diplômés qui entrent dans le système après 2 à 5 ans à l’université et qui quittent [leur emploi] parce que la charge de travail est trop lourde, parce que ce n’est pas sain et qu’ils ne se sentent pas respectés, dit-elle.

De son côté, la régie de la santé de l’île de Vancouver assure que, même s’il s’agit d’une période extrêmement occupée, les hôpitaux peuvent continuer à accepter de nouveaux patients qui nécessiteraient des soins.

Avec des informations de Meera Bains et Benoit Ferradini

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