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Jusqu’à 60 % de pertes : les craintes des apiculteurs se matérialisent

Alain Péricard sort un cadre d'abeilles d'une ruche.

Alain Péricard a 30 ruches sur sa terre qui produisent autant que lorsqu'il en avait 50.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

À l’instar de leurs confrères du sud du Québec, les apiculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont vu leurs craintes se concrétiser lors de la réouverture progressive des ruches. Comme anticipé, leurs colonies ont été décimées par le Varroa, un parasite mortel.

Il y a deux semaines, les apiculteurs ne cachaient pas leurs inquiétudes à l'approche du temps plus doux.

Chez Miel des Ruisseaux, à Alma, la moitié des colonies d'abeilles a été perdue en raison du parasite bien connu dans le milieu apicole.

On a plus de 50 % de pertes. Ça fait mal. Ça va être une saison de reconstruction du cheptel. On a eu une saison très chaude l’année passée. On a fait pratiquement deux étés en un. Le varroa qui s’est multiplié a fait beaucoup de générations, dévoile le copropriétaire Patrick Fortier.

L’entreprise Miel Boréal de La Doré devrait aussi enregistrer des pertes record pouvant aller jusqu'à 60 %. Son propriétaire ne compte plus sur une saison de production. Il devra lui aussi reconstruire ses colonies.

Il y a eu tellement de pertes au Québec que d'acheter des ruches, ça va être tellement compliqué. Il faut rester positif. Il n’y a plus que ça à faire. Il ne faut pas abandonner. On en a besoin des abeilles pour la pollinisation des cultures que ce soit le bleuet ou même les autres, rappelle Rudolphe Bertrand.

Selon le conseiller apicole Nicolas Tremblay, qui œuvre pour le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault, les producteurs ont fait face à un choix difficile l'an dernier.

Des années comme l’an dernier, les infestations étaient tellement majeures que les producteurs devaient pratiquement traiter en permanence, aux 3-4 semaines et ça, ça peut vraiment être problématique pour eux. On se ramasse à un certain moment où s’il faut traiter les ruches, ça a un impact sur les ruches et on remet tout en question la production de miel des producteurs. Si on n’a pas de revenus reliés aux ruches, ça devient difficile de rester en apiculture aussi.

Selon lui, il est important d'investir dans la recherche pour développer de nouvelles façons de combattre ce parasite.

Les propriétaires de Miel des Ruisseaux misent d’ailleurs sur la réalité virtuelle pour sauver en partie une saison de production qui s'annonce désastreuse. Les touristes pourront vivre cet été une expérience immersive de 360 degrés qui leur permettra d'en apprendre davantage sur la fabrication du miel et ce, en toute sécurité.

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