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Le Comité Mikis transmettra le savoir-faire artisanal traditionnel à Pikogan

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Devant : Sandra Rankin, Angie Kistabish, Cindy Valence (Sayona) et Sylvester Trapper posent avec des confections artisanales traditionnelles. Derrière : Danah Flamand et Annie Blier (Sayona).

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

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Un nouveau comité voit le jour à Pikogan afin d’assurer la préservation et la transmission du savoir-faire artisanal traditionnel au sein de la communauté.

Le Comité Mikis (perle, en algonquin) est mis sur pied par le Département sports, culture et loisirs de la Première Nation Abitibiwinni. Le projet est en élaboration depuis décembre dernier avec la collaboration de Sayona. Son lancement a eu lieu lundi soir à Pikogan. Le logo du comité est une réalisation de Rosalie Mowatt.

« On voyait qu'Angie [Kistabish] faisait de l’artisanat traditionnel à la maison. Les gens se regroupaient chez elle. On est allés la rencontrer, voir quels étaient ses besoins. Sayona nous a approchés en même temps pour essayer de trouver un projet qu’on pourrait faire en collaboration. C’est de là qu’est né le Comité Mikis. L’objectif, c’est de perpétuer les traditions. C’est comme la langue, on travaille pour ça aussi », explique Sandra Rankin, directrice du Département sports, culture et loisirs.

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Sandra Rankin, directrice Département Sports, culture et loisirs de Pikogan, et Angie Kistabish, artisane qui anime bénévolement les activités du Comité Mikis.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Appris des aînés

Le Comité Mikis sera animé bénévolement par Angie Kistabish, qui a appris ce savoir-faire auprès des aînés de la communauté.

À la Maison des aînés, où je travaille, un groupe d’artisanes venait faire de la couture, des poupées, des colliers, des boucles d’oreilles et des mitaines. Je me suis intégrée avec elles pour voir comment ça marchait. Elles m’ont dit : prends-toi quelque chose et fais-toi une paire de mitaines si tu veux. La première chose que j’ai faite, c’est une paire de mocassins. C’est Lassie Wylde qui m’a montré comment. Après ça, je n’ai jamais arrêté, raconte-t-elle.

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Pour le moment, les rencontres du Comité Mikis ont lieu à l'église Sainte-Catherine de Pikogan.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

C’est ce savoir-faire qu’elle souhaite maintenant transmettre avec d’autres artisanes de la communauté au sein du Comité Mikis. Elles se rencontrent déjà deux soirs par semaine, une fréquence qui pourrait augmenter si l’intérêt est là.

« Ça va me permettre de montrer aux gens, aux plus jeunes, comment faire. Je vais leur montrer, et aussi faire du social avec les autres artisanes. On va se rencontrer, échanger des idées, comment elles font ça, et elles vont pouvoir nous montrer en même temps, mettons des poupées Abitibiwinni Kwe, il y a une dame qui fait ça, des dreamcatchers, etc. On est en période de recrutement, s’il y a des artisans qui veulent se joindre à nous, hommes ou femmes », lance Angie Kistabish.

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Cindy Valence, de Sayona, Angie Kistabish, Sandra Rankin et Sylvester Trapper dévoilent le logo du Comité Mikis et le chèque de 6000 $ remis par Sayona.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Partenariat de Sayona

Sayona, qui a ratifié une entente de collaboration avec Pikogan pour la phase d'exploration du projet Authier à La Motte en 2019, est partenaire dans le projet. En plus de s’impliquer dans la création du Comité Mikis, la minière injecte 6000 $ pour l’achat du matériel et des équipements nécessaires pour sa mise en place.

C’est facile de donner des chèques. Nous, ce qu’on veut vraiment mettre en valeur, c’est une collaboration, bâtir un projet avec eux. On pense que c’est beaucoup plus porteur d’avoir une implication soutenue. Depuis décembre, on réfléchit ensemble comment on peut mettre en valeur ce projet et offrir une infrastructure pérenne pour Angie et les membres qui vont participer au Comité Mikis, précise Cindy Valence, directrice affaires externe de Sayona.

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Cindy Valence, directrice affaires externes de Sayona.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Ce type de collaboration est bienvenu dans la communauté, souligne Sylvester Trapper, agent de liaison aux mines pour le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni.

Le message qu’on essaie de lancer à l’industrie, c’est de garder les relations dans la transparence et dans la confiance. Sayona a fait depuis plusieurs années son bout de chemin et on est très reconnaissants qu’ils aient donné un apport financier au Comité Mikis. Mais ça va au-delà de l’apport financier. On cherche beaucoup à joindre les intérêts d’Abitibiwinni, mais aussi de transmettre nos savoirs aux générations futures, fait-il valoir.

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