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Écrasement d’un hydravion à Lac-Édouard : le BST remet son rapport d’enquête

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Un homme est décédé de ses blessures après un accident d'hydravion sur le territoire de Lac-Édouard. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

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Un virage serré en basse altitude serait vraisemblablement à l’origine de l’écrasement d’un hydravion près de la pourvoirie La Seigneurie du Triton, en Haute-Mauricie, en septembre 2021. C’est ce qui ressort du rapport d’enquête du Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada.

Le matin du 12 septembre 2021, peu avant 10 h, l’hydravion Piper J3C-65 dans lequel prenaient place un pilote et un passager a décollé de la pourvoirie en direction de Saint-Étienne-des-Grès. Le but du vol était que le passager puisse prendre des photos en survolant les chalets.

Peu après le décollage, l’hydravion a dévié de sa trajectoire pour éviter de survoler une embarcation. Quelques instants plus tard, la vitesse et l’altitude de l’appareil ont diminué au moment où le pilote amorçait un virage à gauche.

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Une photo aérienne montrant la trajectoire estimée de l’hydravion qui s'est écrasé.

Photo : Bureau de la sécurité des transports du Canada

Le pilote a perdu la maîtrise de l’hydravion, qui a subi un décrochage aérodynamique menant à une autorotation de mise en vrille et a percuté les arbres, puis le sol. L’appareil a été détruit sous la force de l’impact, tuant le passager et blessant gravement le pilote.

Ce dernier cumulait 1300 heures de vol, dont la moitié sur des hydravions, et possédait la licence et les qualifications nécessaires pour effectuer ce vol, selon le BST. Le pilote était venu une fois auparavant à cette pourvoirie, mais il n’avait jamais décollé en direction sud à cet endroit de la rivière Batiscan.

L’hydravion comptait pour sa part près de 4000 heures de vol depuis sa fabrication et ne présentait aucune anomalie connue avant le vol à l’étude.

Des conditions changeantes

Des vents forts soufflaient en altitude au moment du vol, d’après les informations recueillies par l’organisme fédéral, tandis qu’ils sont fortement freinés par les arbres et le relief notamment au niveau du sol.

Lors du vol à l’étude, l’aéronef survolait la rivière à basse altitude, à environ 65 pieds, lorsque le virage à gauche a été amorcé sous le vent des collines à l’ouest de la rivière. L’aéronef s’est ainsi retrouvé au-dessus des arbres à l’est de la rivière. Ainsi, il est possible que certains de ces facteurs liés aux vents près de la surface aient été présents et aient contribué à la réduction de la vitesse de l’aéronef et donc de sa performance.

Au moment du virage, les vents de face sont devenus des vents de dos, un autre élément identifié par les enquêteurs pour expliquer la perte de maîtrise de l’appareil.

Le BST recommande aux pilotes d’éviter les virages serrés en basse altitude, mais que s’ils sont effectués, plusieurs facteurs doivent être considérés pour éviter une perte de contrôle.

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