•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La COVID-19 fait augmenter les temps d’attente aux urgences de Winnipeg

Chargement de l’image

Les hospitalisations en lien avec la COVID-19 sont en hausse dans les hôpitaux de Winnipeg.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Une augmentation du nombre d’infections de COVID-19 à Winnipeg rallonge le temps d’attente aux urgences, selon le directeur général de l’Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW).

Il contredit ainsi les déclarations du gouvernement provincial affirmant que les patients se présentent aux urgences pour d’autres raisons.

Dans un courriel envoyé aux employés de l’ORSW vendredi, le directeur général Mike Nader indique que les hôpitaux voient une hausse plus grande que la normale des admissions liées à la COVID-19, et des patients plus malades qu’ils ne l’étaient à d’autres moments dans la pandémie.

Lors d'une conférence de presse virtuelle lundi, M. Nader a déclaré que les admissions de tous les patients avaient augmenté de 16 % à 21 % au cours des derniers temps.

Cela fait augmenter les temps d’attente aux urgences et aux centres de soins d'urgence mineure à un degré préoccupant, particulièrement pour les patients moins malades, selon M. Nader.

Les patients restent aussi plus longtemps à l’hôpital alors qu’ils attendent des tests de dépistage de la COVID-19, ajoute-t-il.

Le taux de congés maladie parmi les employés du système de soins de santé atteint de nouveaux sommets, en raison d’employés avec des symptômes ou des tests positifs de COVID-19, poursuit Mike Nader.

La COVID continue de se propager dans la communauté. Cela mène à une augmentation au-dessus de la normale de patients positifs à la COVID-19 aux soins aigus et crée de la pression supplémentaire, indique M. Nader dans le courriel envoyé au personnel vendredi soir.

Nous voyons maintenant des patients qui ont initialement évité d’obtenir des soins lors de la pandémie et qui sont plus malades lorsqu’ils se présentent. Résultat, ils requièrent des soins médicaux supplémentaires et d’une plus longue durée.

Ce courriel contredit des déclarations récentes du médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, et de la première ministre Heather Stefanson, selon lesquelles les hospitalisations de personnes atteintes par la COVID-19 sont accessoires, et que ces personnes sont principalement hospitalisées pour d’autres raisons.

M. Nader a affirmé aux journalistes lundi que l'augmentation du nombre de patients atteints de la COVID-19 a un impact sur les hôpitaux, en raison des mesures d'isolement requises pour les patients infectés, les équipements de protection individuelle que le personnel doit porter et la possibilité de transférer ces patients vers d'autres unités.

Le défi auquel nous sommes confrontés avec les patients atteints de la COVID à l'hôpital est qu'il perturbe gravement notre flux de travail, souligne-t-il

Des solutions à même les hôpitaux

La ministre de la Santé, Audrey Gordon, a indiqué lundi qu’elle est préoccupée par les longues attentes aux urgences à Winnipeg, mais a dit qu’elle n’a pas de plan pour changer les ordonnances sanitaires afin de mitiger la transmission de la COVID-19.

Je suis très préoccupée par les temps d’attente, affirme Mme Gordon, en ajoutant que des temps d’attente de 8 à 10 heures sont inacceptables.

La ministre de la Santé a cependant résisté à l'idée qu’une augmentation d’infections de COVID-19 constitue un facteur dans les longues attentes. Mme Gordon affirme que plusieurs facteurs y contribuent.

Audrey Gordon ajoute qu’elle a rencontré Brent Roussin lundi, mais n’a reçu aucune demande pour la mise en place de nouvelles ordonnances sanitaires. Elle a suggéré que les hôpitaux sont responsables de réduire les temps d’attente.

Mike Nader indique dans son courriel qu’il a visité plusieurs hôpitaux afin de mieux comprendre la situation.

M. Nader avance que les ambulances ont reçu l’instruction d’emmener les patients moins malades aux centres de soins d'urgence mineure, plutôt qu’aux urgences.

Avec les informations de Bartley Kives

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !