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Direction du SPVM : le syndicat veut un chef qui défendra ses policiers

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Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal

Photo : Radio-Canada / Pascal Robidas

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Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, espère que le nouveau chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s'attaquera à certaines priorités et prendra la défense des policiers sur la place publique.

Le sous-financement, le manque d’effectifs et le désengagement policier, voilà les trois dossiers prioritaires qu'il faudrait régler, selon le chef syndical.

Au courant des prochaines années, le SPVM continuera d’évoluer et le prochain directeur ou la prochaine directrice en titre jouera un rôle central. En l’occurrence, la Fraternité considère opportun de miser sur un candidat ou une candidate qui connaît le SPVM de l’intérieur, a dit Yves Francoeur dans une lettre à ses membres.

« Cette fois, le Service comporte suffisamment de personnes prêtes et compétentes pour y trouver le prochain directeur ou la prochaine directrice, et considérant l’ampleur des défis, cette personne n’aura pas la partie facile. »

— Une citation de  Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal

Le récent contrat de travail signé entre la Fraternité et la Ville de Montréal est arrivé à échéance le 31 décembre dernier. Le syndicat prépare le terrain à ce qui attend la prochaine personne à la direction du SPVM.

Les policiers et policières sont fatigués d’entendre des élus se déclarer troublés au moindre clip hors contexte de dix secondes roulant dans les médias. [...] Les policiers se voyant constamment filmés, l’on continuera d’être périodiquement confrontés à la diffusion de préjugés, a indiqué le président du syndicat.

Il dit souhaiter une direction de la police de Montréal qui défende ses policiers sur la place publique.

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La mairesse de Montréal, Valérie Plante, devra remplacer son chef de police Sylvain Caron qui a pris sa retraite.

Photo : IVANOH DEMERS

Par conséquent, la Fraternité estime que la prochaine direction devra intensifier ses communications quant aux pouvoirs et aux motifs légitimes des policiers, et user de pédagogie lorsque certaines personnes, sur la base d’informations parcellaires, présumeront publiquement d’une faute policière, ajoute-t-il.

Yves Francoeur ajoute que la prochaine personne au poste de chef de la police de Montréal devra s'attaquer au sous-financement du SPVM et au manque d'effectifs policiers. Il juge que le sous-financement génère des coûts, des arrêts de travail et contribue à susciter des troubles de santé mentale.

Le temps supplémentaire obligatoire peut générer des situations de fatigue extrême et, lorsque les choses se corsent, on vous demande d’être alertes et presque parfaits. Par contre, un soupçon d’erreur de jugement pour une décision devant être prise en une fraction de seconde pourra, au fil des ans, être analysé par diverses instances, qui, elles, prendront leur temps, a écrit à ses membres le chef syndical.

Le choix de la future personne qui dirigera le SPVM est de la plus haute importance, et c’est pourquoi nous avons décidé de bonifier le processus de recrutement d’une consultation publique à laquelle pourront contribuer les policiers et les policières, a souligné pour sa part Catherine Cadotte, attachée de presse de la mairesse Valérie Plante.

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