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Québec lance 17 missions à l’étranger pour recruter 3000 travailleurs

Jean Boulet, en conférence de presse.

Le ministre Jean Boulet (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

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Le gouvernement du Québec annonce 17 missions à l'étranger pour recruter de la main-d'œuvre et pallier la pénurie dans plusieurs régions du Québec.

La mise en place de Journées Québec permettra à des entrepreneurs, différents ministères et des organismes non gouvernementaux, comme Québec international, Montréal international et la Société de développement économique de Drummondville (SDED), de recruter à l'international.

Pour participer aux Journées Québec, une entreprise de 49 employés et moins devra débourser 1500 $. Celles de 50 employés devront payer le double.

D'ici au 31 mars 2023, le gouvernement souhaite grâce à ces journées mettre la main sur 3000 immigrants, soit le double du nombre recruté en 2021-2022.

On anticipe que de 2021 à 2030, il y aura à peu près 1,4 million de postes à combler, prévoit le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. À titre d'exemple, en avril 2022, 27 000 postes étaient vacants dans la Capitale-Nationale, contre 11 000 en Chaudière-Appalaches.

Québec souhaite que 22 % des besoins en main-d'œuvre soient comblés par des personnes immigrantes.

Les missions auront lieu notamment au Maroc, au Brésil, en France, au Mexique et en Colombie, notamment. On va cibler particulièrement les personnes qui font les métiers ou les professions qui sont dans notre vaste opération main-d'œuvre, soit dans des domaines comme la santé, l'éducation, les services de garde à l'enfance, les technologies de l'information, l'ingénierie et la construction.

L'accent sera mis sur les pays francophones ou francotropes. Le français est un facteur clé à une intégration réussie et au taux de rétention, particulièrement dans les régions, rappelle le ministre.

Trop d'emplois à pourvoir

L'entreprise Supermétal, qui opère des usines à Lévis, à Sherbrooke et à Leduc, en Alberta, doute que l'annonce de Québec change la donne. L'entreprise possède 350 employés.

Le manque de personnel est criant. Ici, à Lévis, on manque environ 30 % de notre main-d'œuvre. À Sherbrooke, on pourrait doubler notre nombre de personnels, précise Jean-Philippe Dussault, directeur des ressources humaines chez Supermétal.

« Il y a environ 11 000 postes vacants en Chaudière-Appalaches. Prenez ces 3000 personnes-là, juste en Chaudière-Appalaches, ça ne comble pas les besoins. »

— Une citation de  Jean-Philippe Dussault, directeur des ressources humaines chez Supermétal

L'entreprise a mené une mission de recrutement en Colombie, par elle-même, en 2019. Elle a réussi à recruter 40 employés. Elle évalue entre 7 000 à 10 000 $ les coûts pour recruter un employé.

Or, le problème n'est pas réglé aujourd'hui et le recrutement international est la principale solution, selon l'entreprise. Dans nos usines, on a de bonnes conditions, mais ce n’est pas suffisant pour attirer de la main-d'œuvre locale.

Cible d'immigration

Le Québec s'est fixé comme objectif d'accueillir plus de 50 000 immigrants dans les prochaines années. Les Journées Québec n'auront pas d'incidence sur ce seuil, confirme le ministre Boulet.

C'est de l'immigration qui est temporaire. Les cibles s'appliquent plus spécifiquement après l'obtention du Certificat de sélection du Québec pour les personnes qui veulent devenir des résidents permanents. Il n'est pas question de revoir les cibles.

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