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Des étudiants réclament un financement provincial pour Prairie Harm Reduction

La devanture de l'établissement de Prairie Harm Reduction, à Saskatoon.

Dans une lettre ouverte, les étudiants rappellent que le nombre de décès par surdose continue de grimper en Saskatchewan. (archives)

Photo : (Kendall Latimer/CBC)

Radio-Canada

Dans une lettre ouverte adressée à la province, des étudiants en médecine de la Saskatchewan demandent au gouvernement de soutenir financièrement le site de consommation supervisée de Saskatoon.

Cette lettre a été signée par plus de 140 étudiants de l'Université de la Saskatchewan et soutenue par des professionnels de la santé, dont le docteur Nazeem Muhajarine, épidémiologiste et professeur à la faculté de médecine de l'Université de la Saskatchewan.

La situation financière de Prairie Harm Reduction (PHR) reste une source de préoccupation pour les signataires.

Le groupe demande au gouvernement de réévaluer sa décision de ne pas financer publiquement les sites de consommation dans le budget provincial 2022-23. La province a rejeté, pendant trois années consécutives, toute demande d'aide financière.

Dans la lettre, les étudiants expliquent qu'un site de consommation supervisée répond aux multiples crises de santé en cours en Saskatchewan.

Pour l’instant, l'organisme fonctionne grâce à des collectes de fonds, des dons et des ventes de marchandises, avec un horaire limité. Le personnel a demandé 1,3 million de dollars à la province pour faire fonctionner le site 24 heures sur 24, et ceci tous les jours.

Le président du Groupe d’étudiants pour la réduction des méfaits liés à la dépendance et l’établissement des politiques éclairées (SHRIP), Ryan Krochak, a indiqué que la communauté médicale voit les avantages des sites de consommation sûre. Il faut simplement que le gouvernement les voie aussi.

Des sites de consommation sûre sont rentables

Les étudiants expliquent que le site de consommation supervisée peut aider à prévenir la transmission de maladies. Il peut également vérifier si les drogues sont mélangées à d'autres substances.

Ils soutiennent cependant que le site ne fournit pas de drogues, mais reste un espace où les personnes peuvent consommer sous surveillance médicale.

Prairie Harm Reduction offre également des services de soutien aux personnes qui ont des problèmes de dépendance.

Dans cette lettre ouverte, les étudiants rappellent que le nombre de décès par surdose continue de grimper.

Au cours des trois dernières années, la province a recensé 446 personnes soupçonnées d'être décédées d'une surdose en 2021. Parmi ces cas, 137 font encore l'objet d'une enquête par le Service des coroners de la Saskatchewan, font-ils remarquer.

Il n'y a pas eu de surdose mortelle sur le site de Prairie Harm Reduction, bien que des personnes y aient consommé des substances des centaines de fois, ont-ils écrit.

Les données préliminaires montrent que sept personnes sont mortes et que 114 autres sont soupçonnées d'être mortes des suites d'une surdose au cours des trois premiers mois de 2022, ajoutent-ils.

Les signataires de la lettre pressent le gouvernement d’agir. Le gouvernement sait que ces programmes sauveront des vies et permettront d’économiser de l'argent, soutiennent-ils.

Avec les informations de Kendall Latimer

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