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Les syndicats d’enseignants en Ontario craignent « un budget inadéquat et sous-financé »

Des élèves dans une salle de classe.

Selon l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens, le gouvernement Ford doit « cesser de traiter l’éducation comme une simple dépense ».

Photo : iStock

Les présidentes des syndicats d’enseignants de l’Ontario ont exprimé leurs demandes lundi en prévision du dépôt du budget provincial, prévu jeudi. Elles décochent des flèches à l’endroit du gouvernement Ford et plaident pour un meilleur financement du système d’éducation public.

La présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy, avait un message très clair pour le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford.

Ce gouvernement doit cesser de traiter l’éducation comme une simple dépense. C’est un investissement dans l’avenir de nos enfants et de notre province. Si la réussite scolaire demeure possible, c’est bien grâce au professionnalisme et à la résilience de nos membres.

Une citation de Anne Vinet-Roy, présidente de l'AEFO

Selon elle, les premiers signaux envoyés par le gouvernement pour ce qui est de leur budget ne sont pas encourageants. Le dévoilement des Subventions pour les besoins des élèves pour 2022-2023, notre principal source de financement, révèle que le gouvernement a l’intention de laisser tomber les élèves, les éducateurs et tous les Ontariens avec un autre budget d’éducation inadéquat et sous-financé, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse organisée par les syndicats d’enseignants.

Le 17 février, par voie de communiqué, le ministère de l’Éducation annonçait une augmentation de 683,9 millions de dollars des allocations au titre des Subventions pour les besoins des élèves en 2022-2023, avec un financement total prévu de 26,1 milliards de dollars, ce qui signifiait selon eux une hausse de 2,7 % par rapport à 2021-2022.

Mais les syndicats estiment que cette hausse est insuffisante, car elle ne suit pas l’inflation. Ils affirment que la pandémie a aussi mis énormément de pression sur les enseignants, qui ont besoin de plus de ressources.

Anne Vinet-Roy pose pour la photo.

Anne Vinet-Roy a été réélue à la présidence de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens le 27 février dernier.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Des besoins criants selon les syndicats

La présidente de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario, Karen Brown, réclame d'abord du financement pour des classes plus petites pour améliorer l’éducation des enfants, rendre les classes plus sécuritaires et assurer le bien-être des enfants.

Elle estime aussi que le gouvernement doit mettre les bouchées doubles pour recruter davantage de spécialistes en adaptation scolaire, mais aussi en santé mentale, car, selon elle, certaines communautés, plus marginalisées, ne disposent pas des services nécessaires.

Pour sa part, Anne Vinet-Roy juge que le gouvernement devrait agir pour s’attaquer à la pénurie de main d'œuvre dans le secteur de l’éducation francophone.

Les syndicats demandent finalement au gouvernement de traiter les retards en matière de réparations dans les écoles, notamment pour ce qui est des infrastructures et de la ventilation.

Mais Karen Brown n’est pas optimiste. Elle croit qu’un changement de gouvernement est nécessaire aux prochaines élections provinciales pour restaurer le financement de l’éducation publique et soutenir les enseignants et les élèves.

Une porte-parole du ministère de l'Éducation, Grace Lee, a pour sa part défendu les intentions du gouvernement lundi.

Aucun autre gouvernement dans l'histoire de cette province n'a investi autant dans l'éducation publique, les soutiens au tutorat, la santé mentale et l'éducation spécialisée que ce gouvernement. Nous avons augmenté le financement en santé mentale de 420 %, le financement des conseils scolaires de près de 10 % et investissons plus de 300 millions de dollars pour aider à embaucher 3 000 employés de première ligne supplémentaires, écrit-elle en réponse à un courriel de Radio-Canada.

Les médecins ont aussi des demandes

L’Association médicale de l’Ontario a également tenu une conférence de presse lundi matin en prévision du dépôt du budget provincial.

Selon son président, le Dr Adam Kassam, la province doit prendre des mesures pour renverser le sous-financement chronique du réseau de la santé, mais aussi pour l’aider à affronter les conséquences de la pandémie.

Il est temps pour le gouvernement de présenter un plan concret pour gérer l’important retard en matière d’interventions médicales dû à la crise sanitaire.

Une citation de Dr Adam Kassam, président de l’Association médicale de l’Ontario

On a besoin de plus d’argent dans le réseau et de ressources pour pouvoir pallier les retards actuels. 21 millions de services, comme des chirurgies et des colonoscopies par exemple, ont été retardés dans les deux dernières années. En ce moment, on voit que des petits problèmes deviennent de gros problèmes, qui sont difficiles à traiter, ajoute-t-il.

Le Dr Kassam aimerait également que le gouvernement prenne davantage de mesures pour favoriser un accès à des soins en santé mentale, ainsi que préparer le réseau à une future crise sanitaire.

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