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La hausse du coût des engrais propulse le prix des aliments

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Le coût des engrais a doublé cette année dans le cas de la ferme Michaud, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le panier d'épicerie coûte de plus en plus cher et les prix pourraient bien continuer d'augmenter dans les prochaines semaines. La hausse du coût des engrais pousse des agriculteurs à augmenter le prix de leurs produits pour garder la tête hors de l'eau.

L'engrais pour la culture du maïs et de la pomme de terre dans la ferme Michaud, au Nouveau-Brunswick, coûte bien plus cher. En un an, le prix de la tonne d'engrais a doublé.

C'est passé d'environ 700 $ à 1400 $ cette année, précise Christian Michaud, copropriétaire de la ferme et président de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick.

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Christian Michaud est le président de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

La Russie et l'Ukraine font normalement partie des pays exportateurs d'engrais au Canada.

Avec le conflit en Ukraine, les choses se sont aggravées. Ce n'est pas juste l'accès qui est devenu un problème, c'est le prix, finalement. Les prix ont augmenté de façon dramatique pour tout le monde, affirme Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire en science analytique agroalimentaire à l’Université Dalhousie.

Mais la hausse des prix des aliments n’est pas uniquement liée au coût des engrais.

L'essence, le diesel. Cette semaine, j'ai fait remplir mes deux petits réservoirs. Quelque chose qui d'habitude me coûtait 500 $, cette semaine, c'était 850 $, souligne l’agriculteur Roger Richard, propriétaire de la ferme Pouce vert, à Acadieville, au Nouveau-Brunswick.

Des pertes malgré tout

Il y a quelques semaines, Roger Richard a pris la décision d'augmenter de 5 % le coût de l'abonnement à ses paniers de fruits et légumes. C'était sans connaître des augmentations plus importantes des coûts de production qui l'attendaient.

On avait pris une décision. Il faudra vivre avec ça parce qu'on a déjà avisé nos clients [de ce] que nos paniers allaient coûter. On souhaite qu'à la fin de la saison, on ait assez d'argent pour aller à une autre année après ça, dit-il.

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Roger Richard est le propriétaire de la ferme Pouce vert, à Acadieville, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Les producteurs se retrouvent avec un dilemme : augmenter les prix de leurs produits ou subir des pertes au risque de fermer leurs portes.

Comme agriculteur, tout ce qu'on veut faire, c'est nourrir le monde. Mais il faut qu'on puisse se nourrir aussi, en voulant dire payer nos factures aussi, affirme Christian Michaud.

Je veux quand même que les gens puissent manger à un prix qu'ils peuvent absorber, ces coûts d'augmentation là. Nos clients pareils, ils ont tous des augmentations dans toute leur vie, souligne Roger Richard.

Christian Michaud compte sur l'indulgence des clients cette année et sur la collaboration des gouvernements provincial et fédéral. En attendant, il espère que les conditions météorologiques seront bonnes pour sa production et celle de ses homologues. Il dit craindre qu’il y ait moins d’agriculteurs en affaires d’ici la fin de la saison.

D’après un reportage de Sarah Déry

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