•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jason Kenney croit toujours qu’il peut remporter son vote de confiance

Chargement de l’image

Jason Kenney prévient toutefois les membres dissidents de son caucus que s'il gagne, ils devront se ranger derrière lui ou en subir les conséquences (archives).

Photo : La Presse canadienne / Larry MacDougal

Radio-Canada

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, se dit impatient d’obtenir les résultats du vote de confiance auquel il fait face et croit toujours dans ses chances de le remporter. D’ici la publication des résultats, le 18 mai, il exhorte les membres de son parti à cesser leurs joutes verbales.

Le chef du Parti conservateur uni prévient toutefois ses opposants que s’il remporte cette partie, les députés dissidents qui refuseront de se ranger derrière lui en subiront les conséquences.

J’espère et j’ai confiance que je vais recevoir l’approbation [des membres du parti], a affirmé Jason Kenney durant une tribune téléphonique diffusée à la radio samedi.

Je traiterai ce vote de confiance comme un vote pour l’unité, la discipline [et] le désir d’aller de l’avant dans la réalisation des priorités des Albertains plutôt que dans la politique interne du parti.

Le premier ministre dit en outre s’attendre à ce que tous [ses] collègues du caucus respectent la décision des membres du parti.

J'ai hâte que ce vote de confiance soit derrière nous.

Pour remporter son pari, le chef conservateur uni doit obtenir l’approbation des membres de son parti à raison de 50 % des voix plus une. À défaut d’obtenir ce taux d’approbation, le parti devra déclencher une course à la direction.

Près de 60 000 membres du parti ont reçu un bulletin de vote qu’il doivent remplir et renvoyer par la poste d’ici au 11 mai. Les résultats seront annoncés le 18 mai.

Bannière

Un chef dans la mire de ses opposants

Jason Kenney fait face à une opposition soutenue de certains membres de son caucus depuis plus d’un an.

Il a notamment été critiqué pour ses décisions liées à la gestion de la pandémie de COVID-19 ainsi que pour une gestion du parti que certains trouvent autocratique et déconnectée de la base.

Le leadership du premier ministre est également miné par son faible taux de popularité et par des collectes de fonds jugées décevantes.

Si ces critiques sont généralement limitées aux réseaux sociaux, elles ont tout de même reçu des échos chez certains députés, par exemple Todd Loewen et Drew Barnes, qui ont été exclus du parti pour s’en être pris ouvertement à leur chef en mai 2021.

D’autres députés, notamment Peter Guthrie et Jason Stephan, ont appelé Jason Kenney à démissionner. Sans nommer son chef, Jason Stephan a affirmé la semaine dernière que l’unité du parti ne signifie pas qu'il faut suivre le chef lorsqu’il se lance du haut d’une falaise.

De son côté, la députée Leela Aheer a affirmé que le nom du Parti conservateur uni est désormais lié au mot corruption, alors que la vice-présidente de l’Assemblée législative, Angela Pitt, a qualifié le gouvernement de fermé et de revanchard.

À ces voix s’ajoute celle du député Richard Gotfried, selon qui le gouvernement ne se préoccupe plus des Albertains.

Chargement de l’image

Ancien chef du parti Wildrose et nouveau député conservateur uni, Brian Jean s'est fait élire en promettant notamment de renverser Jason Kenney (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Le dernier venu parmi les députés conservateurs unis ouvertement opposés à leur chef est Brian Jean. L’ancien chef du parti Wildrose s’est récemment fait élire en promettant de renverser Jason Kenney.

Selon lui, la compréhension de l’unité du premier ministre est pour le moins étriquée. Il souligne notamment l’ironie de voir son chef se présenter comme le garant de l’unité du parti alors que son équipe s’affaire à attaquer les membres dissidents de son caucus.

Cette remarque fait suite à une publication sur Twitter de la part d’un membre de la garde rapprochée du premier ministre dans laquelle la photo d’un clown gesticulant tirée d’un épisode du dessin animé Les Simpson est accompagnée d’un commentaire qui qualifie les députés dissidents de clowns.

La guerre des mots a également conduit le leader parlementaire du gouvernement, Jason Nixon, à qualifier Brian Jean de sympathisant du Nouveau Parti démocratique.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !