•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : le bilan s’alourdit à Shanghai, la ville de Pékin en alerte

Des travailleurs de la santé vêtus de combinaison sanitaire marchent dans un quartier de Shanghai.

Le variant Omicron, plus contagieux, a frappé de plein fouet les habitants de Shanghai, placés sous confinement pour une durée indéterminée.

Photo : AFP / HECTOR RETAMAL

Agence France-Presse

Le bilan des décès de la COVID-19 s'est alourdi dimanche à 87 morts à Shanghai, toujours confinée, tandis que la capitale chinoise, Pékin, a appelé à « agir sans attendre » après un rebond de cas positifs.

La Chine, qui affronte ces dernières semaines sa pire flambée épidémique depuis deux ans, a confiné depuis début avril la quasi-totalité des 25 millions d'habitants de sa capitale économique, Shanghai, épicentre de la contagion.

Le géant asiatique, qui suit une stricte stratégie de zéro COVID-19, a réussi à limiter le bilan total à moins de 5000 morts depuis l'apparition fin 2019 du virus dans le centre du pays. La faible mortalité interpelle, d'autant que les taux de vaccination sont faibles chez les plus âgés.

Quant aux contaminations, elles restent en deçà de 200 000, si l'on s'en tient aux chiffres officiels, très inférieurs aux décomptes internationaux.

Dimanche, la métropole a annoncé la mort de 39 personnes en raison de la COVID-19, ce qui porte à au moins 87 le nombre de décès depuis le début du confinement de Shanghai.

Il s'agit du plus lourd bilan quotidien signalé dans la ville, qui avait déjà fait état la veille de 12 victimes.

Des personnes âgées souffrant de pathologies comme l'hypertension représentent la majeure partie des décès annoncés dimanche, selon les autorités.

Deux patients de 39 et 48 ans, ainsi que cinq personnes vaccinées figurent toutefois parmi les victimes.

Les seuls vaccins disponibles dans le pays sont ceux des fabricants locaux.

Ils offrent une protection jugée fiable contre les formes graves de la COVID-19, mais sont réputés avoir une efficacité moindre que de nombreux vaccins étrangers, selon plusieurs études.

Des provisions transitent par un poste de contrôle dans le quartier de Jing'an à Shanghai.

Beaucoup d'habitants ont des difficultés pour s'approvisionner en produits frais et pour voir un médecin.

Photo : AFP / HECTOR RETAMAL

Shanghai confinée depuis début avril

En dépit d'un confinement strict à Shanghai, près de 22 000 nouveaux cas positifs ont par ailleurs été enregistrés dimanche.

La plus grande ville de Chine dénombre près d'un demi-million de cas depuis début mars.

La quasi-totalité des Shanghaïens est confinée chez eux depuis début avril, certains individus le sont depuis bien plus longtemps.

De nombreuses entrées d'immeubles ont par ailleurs été scellées, suscitant la colère des internautes après l'incendie samedi d'un bâtiment résidentiel qui n'a pas fait de victimes.

À plus d'un millier de kilomètres, la capitale, Pékin, a annoncé dimanche 22 cas positifs, tandis que les autorités préviennent que des mesures urgentes doivent être prises pour enrayer la contagion.

La situation est grave; toute la ville doit agir sans attendre, a affirmé samedi devant la presse une responsable de la santé de Pékin, Pang Xinghuo.

Des fermetures ciblées ont déjà été imposées dans certains quartiers où des cas ont été découverts et des établissements scolaires, fermés.

La capitale impose également un contrôle strict aux entrées de la ville. Tout nouvel arrivant doit présenter un test COVID-19 négatif de moins de 48 heures.

Les personnes venant de zones où un seul cas de COVID-19 a été signalé au cours des deux dernières semaines sont pour leur part strictement interdites d'entrée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !