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Des écologistes collaborent avec les assureurs pour endiguer les risques d’inondations

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Le projet Nature Force compte notamment travailler dans les marais du secteur de Sturgeon Bank, à Richmond.

Photo : Fournie par Eric Balke

Radio-Canada

Des chercheurs, des écologistes et des compagnies d’assurances ont décidé d’unir leurs efforts afin de trouver des solutions naturelles pour limiter les risques que représentent les phénomènes météorologiques extrêmes pour les communautés urbaines.

Le projet Nature Force, créé par Canards illimités Canada et par une quinzaine d’assureurs, compte utiliser des infrastructures naturelles comme des milieux humides afin de restaurer et de protéger des régions où le risque d’inondations est élevé.

Les compagnies d’assurances et les écologistes souhaitent ainsi prévenir la répétition des inondations qui ont forcé l’évacuation de milliers de Britanno-Colombiens et qui ont coûté 515 millions de dollars aux assureurs l’automne dernier.

Ces défis inouïs appellent à l’innovation, explique le coordonnateur du projet, Eric Balke.

Il précise que les milieux humides permettent de gérer les variations du niveau des cours d’eau en donnant la possibilité à l’eau de couler, à la terre d’en absorber une partie et aux sédiments de se déposer, ce qui contribue à endiguer le risque d’inondations.

Nos rivières sont comme des boyaux d’arrosage. [Les berges] agissent de la même façon qu'un pouce au bout d'un boyau : elles forcent l’eau à s’écouler très rapidement, alors que si on fournit à cette eau un endroit où elle peut s’écouler, cela équivaut à retirer son pouce du boyau, illustre-t-il.

Selon lui, les milieux humides aident également à limiter les changements climatiques en absorbant une partie du carbone de l’atmosphère et en l’emmagasinant dans le sol.

La planification du projet a commencé en avril. Il touchera notamment le secteur de Sturgeon Bank, à Richmond.

Eric Balke explique que des sédiments seront tirés du fond du fleuve Fraser et déposés sur les berges de Sturgeon Bank en essayant d’imiter le mieux possible le processus de dépôt naturel. Les organisateurs veulent également restaurer les marais avoisinants en prévision de la crue du niveau des mers.

Il ajoute que ce projet en est à ses débuts et que d’autres secteurs seront redessinés par Nature Force à mesure qu’ils seront répertoriés.

Eric Balke note toutefois que les travaux de création ou de restauration d’infrastructures naturelles tiendront compte des considérations sociales et scientifiques.

Nature Force compte notamment rencontrer les résidents des environs de ces projets afin de connaître leurs besoins et de savoir ce qu’ils veulent faire des espaces à réaménager.

Avec les informations de l’émission On the Coast et de La Presse canadienne

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