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Julie Doucet au Festival BD de Montréal, qui déménage rue Saint-Denis

Une femme reçoit un prix sur scène, avec un homme en arrière-plan.

L'artiste québécoise Julie Doucet lors de la réception du Grand Prix au 49e Festival d'Angoulême, en compagnie du bédéiste américain Chris Ware.

Photo : afp via getty images / YOHAN BONNET

Radio-Canada

Alors qu’on assiste à un engouement sans précédent pour la bande dessinée au Québec, le Festival BD de Montréal (FBDM) a dévoilé jeudi sa 11e programmation. Le festival, qui aura lieu du 27 au 29 mai, se transporte du parc La Fontaine à la rue Saint-Denis cette année. Julie Doucet, première lauréate québécoise du Grand Prix à Angoulême, y participera, tout comme Jean-Paul Eid et Christian Quesnel.

Le festival accueillera cette année pas moins de 200 artistes du Québec, une cinquantaine d’expositions et 20 artistes de l’international. Johanne Desrochers, directrice générale du FBDM, ne cache pas son enthousiasme quant à l’avenir du festival, qui a pris bien du galon depuis sa création, en 2011.

Je pense que, tranquillement, le Festival BD s’est installé dans sa communauté. On a grandi un peu au même rythme que la communauté de BD a grandi au Québec, ce qui fait qu’on a fait les pas ensemble pour devenir plus grands, constate-t-elle.

On vit certainement un âge d’effervescence pour la BD. Il y a énormément de nouveaux créateurs, il y a d’excellents livres qui se publient chaque année, donc c’est certain que la bande dessinée québécoise est sur un élan extraordinaire.

Modélisation graphique de la rue Saint-Denis convertie pour accueillir les kiosques du Festival BD de Montréal.

Après 10 années passées au parc La Fontaine, le Festival BD de Montréal s'installe dans la rue Saint-Denis, qui sera fermée à la circulation sur 1,5 km pour l'occasion.

Photo : Festival BD de Montréal

La créatrice de Maxiplotte en conversation avec Jessica Campbell

Parmi les points forts de la programmation, on compte notamment le passage de la dernière star du Festival d’Angoulême, la bédéiste montréalaise Julie Doucet, figure marquante de la bande dessinée alternative des années 1990 aux États-Unis.

Cette dernière prendra part à une conversation avec Jessica Campbell, une artiste originaire de Colombie-Britannique qui vit au Wisconsin, dont l’esthétique peut se rapprocher de celle de Julie Doucet.

L’entretien sera entièrement en anglais, une décision guidée par le thème du FBDM cette année, Tisser des liens. L'équipe d'organisation souhaitait entre autres favoriser des rencontres entre des artistes qui ont certains points en commun, notamment en ce qui concerne leur lectorat, leur style ou les thèmes abordés.

Dessin d'un bébé astronaute qui flotte dans un vaisseau spatial sur une page de BD.

Une image de la bande dessinée Le petit astronaute, de Jean-Paul Eid

Photo : La Pastèque

Parmi les autres artistes du Québec qui seront de passage, on peut souligner l’auteur Jean-Paul Eid, créateur de la BD Le petit astronaute, ainsi que Christian Quesnel, qui participera à une table ronde sur l’histoire derrière sa bande dessinée Mégantic, un train dans la nuit, primée à Angoulême en mars.

L'auteur jeunesse québécois Alex A., connu pour sa série L’Agent Jean, fait aussi partie de la programmation aux côtés d’autres bédéistes d’ici, dont Jade Armstrong, Eloisa Aquino, Jean-Sébastien Bérubé, Cab, Cathon, Olivier Hamel et plusieurs autres.

Un personnage de BD tient un bol de ramen de manière maladroite.

L'Agent Jean, personnage créé par Alex A.

Photo : Happy Camper Media

Des artistes du Brésil, du Chili et de l’Italie

Le FBDM accueillera une belle brochette de bédéistes provenant de l’étranger, notamment les artistes brésiliens Marcello Quintanilha, créateur de la bande dessinée Écoute, jolie Marcia, et Marcelo Lelis, auteur de En fuite!

L’autrice Berna Labourdette et l’éditrice Vivian Lavin viendront du Chili. La bédéiste sera d’ailleurs au cœur d’une exposition sur les femmes chiliennes en bande dessinée.

Le continent européen sera lui aussi bien représenté, notamment par Brecht Evens (Les rigoles), Elene Usdin (René.e aux bois dormants), Léa Murawiec (Le grand vide) et Juni Ba (Monkey Meat), sans oublier la présence de Diane Le Feyer et de Mr Tan, les artistes de la série à succès Mortelle Adèle. LE FBDM fera aussi une place à l’Italie grâce à la présence de Lorena Canottiere et de Pietro Scarnera, ainsi qu’à l’Allemagne, avec Katharina Greve.

Plusieurs expositions sont également au programme, comme Habuimus papam – nous avions un pape, une immersion dans l’univers de l’artiste pluridisciplinaire montréalais et pape incontesté de la bande dessinée alternative, Patrick Henley, alias Henriette Valium.

Une allée piétonne de 1,5 km

Après 10 années passées au parc La Fontaine, le festival investira cette année la rue Saint-Denis, qui sera fermée à la circulation sur 1,5 km, entre les rues Gilford et Roy, pour héberger des kiosques, des activités, des expositions et des rencontres.

Mme Desrochers se réjouit de ce déménagement, précipité par la pandémie et la construction d’un nouveau pôle familial dans le parc, qui permet au festival de rester dans le Plateau-Mont-Royal tout en s’installant dans une rue qui abrite des maisons d’édition et des librairies emblématiques.

C’est le quartier qui nous accueille depuis toujours. Et maintenant, on ratisse plus large, mais au départ, c’était les gens de l’arrondissement qui venaient nous voir. Avec la rue qui est fermée, ça nous permet de garder notre idée d’installer des chapiteaux, d’avoir nos auteurs et nos exposants qui sont proches, explique Johanne Desrochers.

La programmation complète du 11e FBDM est accessible sur le site du festival. (Nouvelle fenêtre)

Ce texte a été écrit à partir d'une entrevue réalisée par Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l'émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté ou de concision.

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