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Positif à la COVID-19 pendant 505 jours, un record

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Le patient a eu au moins 45 tests positifs.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Agence France-Presse

Un malade déclaré positif à la COVID-19 l'est resté pendant 16 mois jusqu'à sa mort, ce qui représente le plus long cas d'infection connu, révèle une étude consacrée à l'évolution du virus chez les patients immunodéprimés.

Le patient, dont l'identité n'a pas été révélée, avait été déclaré pour la première fois positif à la mi-2020 et présentait des problèmes respiratoires. Il était resté positif à tous les tests (environ 45) jusqu'à sa mort, 505 jours plus tard, a indiqué vendredi à l'Agence France-Presse la Dre Gaia Nebbia, coautrice de l'étude.

Il s'agit du plus long cas connu d'infection à la COVID-19, selon un communiqué du Congrès européen de microbiologie et de maladies infectieuses, qui se tient à Lisbonne du 23 au 26 avril et où sera présentée l'étude.

Cette dernière, menée par des chercheurs du King's College de Londres et de l'hôpital londonien Guy's and St Thomas, s'est penchée entre mars 2020 et décembre 2021 sur le cas de neuf patients immunodéprimés présentant une infection persistante au virus.

Tous ont été déclarés positifs au minimum pendant huit semaines, et deux l'ont été pendant plus d'un an. Parmi les neuf patients, quatre sont décédés et quatre ont fini par guérir. Un dernier malade était toujours infecté au début de 2022, 412 jours après avoir été déclaré positif pour la première fois.

Les patients immunodéprimés avec une infection persistante ont peu de chances de survie, et de nouvelles stratégies de traitement sont nécessaires de manière urgente pour mettre fin à leur infection, a dit Mme Nebbia.

L'étude visait à étudier les mutations du virus chez les patients infectés pendant des mois. Chez un des malades, le virus était porteur de 10 mutations apparues séparément dans plusieurs variants majeurs, notamment Alpha, Gamma et Omicron.

Nous avons voulu caractériser l'évolution virale chez ces individus qui pouvaient accumuler des mutations au cours de leur infection persistante. C'est l'une des hypothèses pour l'émergence de variants, a expliqué Mme Nebbia, soulignant que des mutations du virus ont été observées chez cinq des neuf malades.

Selon les estimations de l'Office national des statistiques publiées vendredi, 38,5 millions de personnes ont eu la COVID-19 au Royaume-Uni entre la fin avril 2020 et la mi-février 2022, soit 70 % de la population.

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