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Test NCLEX : l’association des infirmières veut la fin de l’enquête

Une femme de dos, en habit d'infirmière, regarde son université.

L'examen d'entrée que doivent passer les futurs infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick est controversé depuis des années parmi les francophones.

Photo : Reuters / Megan Jelinger

Radio-Canada

L'Association des infirmières et infirmiers tente de faire cesser la démarche d'enquête du commissariat aux langues officielles de la province au sujet de l'examen NCLEX.

Le test NCLEX est l’examen d’entrée à la profession d’infirmière au Nouveau-Brunswick. Il est contesté depuis plusieurs années et accusé de défavoriser les candidats francophones.

En 2018, le commissariat aux langues officielles avait déterminé que ce texte enfreignait la loi sur les langues officielles. Depuis, le bureau a reçu d’autres plaintes et pris la décision d’enquêter de nouveau sur cette situation.

Le juriste Michel Doucet, spécialiste en droits linguistiques, affirme que cette tentative de révision judiciaire de la part de l'Association des infirmières pourrait porter atteinte au pouvoir du commissariat aux langues officielles.

Si elle a gain de cause, quiconque fait l’objet d’une enquête à la suite de plaintes pourrait demander une révision judiciaire, redoute-t-il.

Si l'Association des infirmières du Nouveau-Brunswick était de bonne foi, elle chercherait à résoudre les problèmes au lieu de chercher à contester les pouvoirs de la commissaire aux langues officielles, accuse Michel Doucet.

Selon l’avocat, des plaignantes ont soutenu que l'examen NCLEX continuait de leur porter préjudice.

Plusieurs nouvelles diplômées ont dit avoir échoué à répétition le test mal traduit en français. Certaines sont plutôt allées passer l’examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec dans la province voisine.

Un cahier pour se préparer à l'examen en froissé et en mauvais état.

L'examen NCLEX est employé depuis plusieurs années.

Photo : Radio-Canada

Le commissariat aux langues officielles n'a pas voulu commenter les récents développements, puisque l'affaire est devant les tribunaux.

Ni l'association des infirmières, ni l'avocate qui les représente n'ont répondu à nos demandes d'entrevue.

En parallèle, la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) espèrent toujours convaincre un juge d'obliger l'Association des infirmières à cesser d’utiliser cet examen

En mai, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a affirmé qu’il envisageait de proposer aux futures infirmières de passer l’examen du Québec. La province disait être en pourparlers avec l'Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick.

D’après le reportage de Sarah Déry

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