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Laurence St-Germain regarde déjà vers la saison prochaine

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La Canadienne Laurence St-Germain pendant l'épreuve de slalom des Jeux de Pékin.

Photo : Getty Images / Sean M. Haffey

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La saison a été éprouvante, mais Laurence St-Germain n’avait pas envie de longues vacances, au contraire. Un mois à peine après les finales du circuit de la Coupe du Monde, la skieuse de Saint-Ferréol-les-Neiges est de retour à plein régime à l’entraînement, les yeux tournés vers la saison prochaine.

Une saison, c’est déjà stressant et là tu ajoutes la COVID et les Olympiques. C’est fatigant. Quand j’ai eu mon dernier test COVID négatif pour la dernière course, je me suis dit que j’espérais que ce soit le dernier que je doive passer, raconte l’athlète de 27 ans au milieu de la salle d'entraînement du Pavillon de l'Éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval.

La spécialiste du slalom ne s’en cache pas. Elle a été déçue par ses résultats cette saison, surtout sa 17e place aux Jeux de Pékin. J’avais fini 15e aux Jeux de Pyeongchang et, dans ma tête, c’était comme impossible que je fasse moins bien à ceux de Pékin. C’est sûr que ç'a été un choc.

Toutefois, une fois le choc absorbé, il n’était pas question de se laisser abattre. La saison en a été une d’apprentissage, dit-elle. En coupe du monde, elle s’est trop souvent concentrée sur sa technique, manquant d’agressivité. Elle promet de revenir sur les pistes, à l'automne, avec le couteau entre les dents.

Si j’amène ça en coupe du monde, si je traite chaque course comme si c’était les Jeux olympiques ou les championnats du monde, je pense que je vais aller chercher un autre niveau.

Une première femme entraîneuse-chef

Il faut dire qu’un vent de fraîcheur souffle sur l’équipe canadienne féminine de ski alpin. Une nouvelle entraîneuse-chef, Karin Harjo, est arrivée en provenance de la puissante équipe nationale américaine. Harjo est la première femme à occuper ce poste.

Karin, je ne la connaissais que de nom, mais de ce que j’ai vu jusqu’à maintenant, elle veut vraiment souder l’équipe. Je pense que ça va faire du bien. Le ski, c’est un sport individuel, mais on s'entraîne toujours en équipe. On se pousse en équipe, décrit Laurence St-Germain.

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Laurence St-Germain après une 8e place à la Coupe du monde de Levi, en Finlande, en 2020. (Archives)

Photo : lehtikuva/afp via getty images / JUSSI NUKARI

Et justement, l’ascension des jeunes canadiennes Amelia Smart et Ali Nullmeyer sur le circuit de la Coupe du monde, cette saison, motive les vétéranes comme St-Germain à redoubler d’ardeur.

C’est une saine compétition. On se pousse entre nous. Cette saison, quand ça n’allait pas bien à l’entraînement et que j’étais à une seconde des autres filles, je savais que ça voulait dire que j’étais à une seconde du top-10 en Coupe du monde, relate la diplômée de l’Université du Vermont.

Une médaille qui change la donne

Reste à voir maintenant si les bons résultats des plus jeunes aideront Ski Alpin Canada à recevoir une plus grosse part du gâteau du financement national. C’est qu’au Canada, l’argent est octroyé en fonction des espoirs de médailles olympiques.

On a eu Jack Crawford qui a gagné une médaille olympique chez les hommes, donc on espère que ça va nous aider, admet Laurence St-Germain qui, comme ses coéquipières, a dû débourser 30 000 $ de sa poche la saison dernière.

Elle préfère toutefois ne pas trop s’attarder à cette situation sur laquelle elle n’a aucun contrôle. Je suis motivée à skier et à devenir meilleure. C’est là-dessus qu’il faut que je me concentre.

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