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Diminutions importantes des quotas de crevettes en Atlantique

Gros plan sur beaucoup de crevettes

Les pêcheurs pourront pêcher moins de crevettes que l'an dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Les craintes des pêcheurs de crevette de la Péninsule acadienne, du Québec et de Terre-Neuve se confirment. Pêches et Océans annonce une diminution considérable du quota de crevettes nordiques pour cette année. De plus, les quotas seront réduits encore davantage l'an prochain.

Le fédéral annonce une diminution du total autorisé des captures (TAC) dans les deux principales zones du golfe fréquentées par les crevettiers de l’Atlantique, soit la zone d’Esquiman (-19 %) et la zone d’Anticosti (-18 %).

Zone de pêche à la crevette dans le golfe du Saint-Laurent.

Zone de pêche à la crevette dans le golfe du Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Pêches et Océans explique la réduction des quotas par une diminution de la ressource. Les quantités de crevettes dans ces quatre zones figurent parmi les plus faibles observées depuis 1990.

Une autre baisse des quotas est d'ailleurs déjà prévue pour 2023 dans trois de ces zones.

À la fin de mars, Pêches et Océans avait confirmé seulement une partie du quota de crevettes nordiques et avait indiqué que l’ensemble du quota serait connu plus tard.

Les crevettiers peuvent officiellement pêcher depuis le 1er avril, mais la plupart des pêcheurs n'ont pas encore pris le large, en raison de l'incertitude qui plane sur leur saison.

Déception dans la Péninsule acadienne

On est très déçu de voir cette baisse, mentionne Jean Lanteigne, directeur général de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels.

Il affirme toutefois que l’industrie est soulagée d’enfin savoir sur quel pied danser.

Ce qu’on revendiquait, c’était pour le ministère de nous donner la réalité. Dites-nous c’est quoi les coupures, et après on sera en mesure de se préparer et de faire des plans d’affaires.

Jean Lanteigne devant des bateaux.

Jean Lanteigne, directeur général de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Au Nouveau-Brunswick, les crevettiers sont encore en cale sèche.

Les bateaux ne sont pas encore à l’eau, car on était incapable de se préparer, dit Jean Lanteigne.

Il y a environ 115 permis de pêche à la crevette en Atlantique. Dans la Péninsule acadienne, la flottille compte une quinzaine de bateaux.

Les pêcheurs partiront-ils en mer?

Cette diminution importante du quota pourrait avoir des répercussions sur la rentabilité des entreprises de pêche, qui sont déjà frappées de plein fouet par la hausse du prix du carburant.

On estime qu’une sortie en mer peut coûter 30 000 $, par rapport à 20 000 $ l’année passée.

Des contenants remplis de crevettes crues sortent d'un bateau de pêche au quai de Sept-Îles.

Débarquement de crevettes au quai de Sept-Îles (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Avant l’annonce des quotas, des pêcheurs avaient exprimé de l'incertitude quant à leur saison. Certains disaient qu’ils ne sortiraient peut-être pas en mer cette année.

Est-ce que les gars vont être capables de faire leurs frais? Je vous dirais que les gars veulent pêcher et qu’ils vont faire le maximum d’efforts pour être capables d’y aller. Cependant, s’ils perdent de l’argent à chaque voyage, pas besoin de vous dire qu’ils n’iront pas longtemps, explique Jean Lanteigne.

Maintenant, le grand inconnu, c’est le prix. Et est-ce qu’on aura une compensation du côté du prix dû à la rareté de l’espèce, ça, ce sera à voir au courant des prochains jours, ajoute-t-il.

Les prix devraient être connus dans environ deux semaines, selon Jean Lanteigne.

Avec des informations de Nicolas Steinbach

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