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Les services d’urgence de la Saskatchewan face à une crise, selon des médecins

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Le manque de lits dans les services d’urgence oblige parfois les médecins à soigner des patients dans des bureaux ambulatoires. (archives)

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Radio-Canada

Les médecins continuent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation sanitaire dans la province. Les hôpitaux, en surcapacité et faisant face à un manque de personnel, ont du mal à fournir des soins adéquats aux patients.

Le cri d’alarme lancé par les médecins dans la province témoigne des conditions de travail dans les hôpitaux.

Les services d'urgence des hôpitaux de la Saskatchewan continuent de se débattre dans un contexte de pénurie de personnel et de débordement des salles d'hôpital.

Selon le médecin de soins primaires et médecin du service des urgences des deux hôpitaux de Regina, Brian Geller, cette situation a des répercussions sur les services d’urgence.

Lorsque les patients ne peuvent pas être envoyés dans les lits habituels de soins aux patients hospitalisés, ils restent dans les lits des salles d'urgence, déclare-t-il.

« Nous n'avons plus la capacité de prendre en charge les urgences. »

— Une citation de  Brian Geller, médecin de soins primaires et médecin du service des urgences des deux hôpitaux de Regina

La Saskatchewan affiche un taux de 35,6 hospitalisations pour 100 000 habitants, soit le plus élevé dans les provinces des Prairies, derrière le Manitoba.

Des salles d’urgence débordées

Le manque de lits dans les services d’urgence oblige les médecins à soigner des patients dans des bureaux ambulatoires, situés à proximité du service des urgences ou dans d'anciens locaux de garde, confie le médecin des urgences à la Ville de Saskatoon Paul Olszynski.

Nous essayons de continuer à voir ces patients, mais nous essayons de le faire avec une capacité très, très faible, indique-t-il.

À Regina, fait remarquer le Dr Geller, on demande régulièrement aux ambulanciers de garder les patients dans l'ambulance jusqu'à ce qu'il y ait de la place pour un lit au service des urgences.

Le Dr Geller dit, que, au cours de la semaine précédant le 12 avril, l'hôpital a appelé à l'aide 19 fois. Cela signifie que les médecins étaient préoccupés par le fait que le service avait plus de patients qu'il ne pouvait en gérer en toute sécurité. C'est pourquoi ils ont demandé l'aide d'autres médecins disponibles, ajoute-t-il.

Le manque de personnel, une grande préoccupation

Selon le Dr Geller, les hôpitaux de Regina sont très limités en tenant compte du nombre de médecins qui sont disponibles dans les salles d'urgence.

Le service des urgences de l'Hôpital Regina General compte habituellement quatre ou cinq médecins, mais le week-end dernier, il n'en comptait que deux, déplore-t-il

Cela nuit également à notre capacité et à notre aptitude à soigner les gens. […] En fait, à ce stade, nous ne pouvons nous occuper que des personnes les plus malades, ajoute-t-il.

À Saskatoon, où la pénurie de personnel pose également de sérieux problèmes, le Dr Paul Olszynski indique que certaines personnes ne peuvent pas aller travailler parce qu’elles doivent rester à la maison avec leurs enfants, qui ont été déclarés positifs à la COVID-19.

Brian Geller affirme que, au cours de ses 30 années de carrière en tant que médecin à Saskatchewan, il n'a jamais entendu autant de collègues, généralement de jeunes médecins et infirmières, si malheureux de leur choix de carrière. Certains professionnels de la santé chercheraient d'autres options parce qu’ils sont épuisés, explique-t-il.

Un récent sondage du Syndicat des infirmières de la Saskatchewan a révélé que près de trois infirmières sur cinq envisagent de quitter la profession.

Avec les informations de Dayne Patterson

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