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Des motifs époustouflants révélés par drone dans le marais de Tantramar

Les zones humides à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse sont taillées pour protéger les oiseaux des prédateurs.

Marais vu du ciel.

Des « beignes » et des zigzags sont visibles du ciel dans la réserve nationale de faune de Tintamarre.

Photo : Radio-Canada / Shane Fowler

Radio-Canada

En regardant le marais de la réserve nationale de faune de Tintamarre, il est impossible d’y voir quoi que ce soit d’anormal.

Mais les oiseaux ont une vue spectaculaire sur des cercles, des vagues, des motifs à chevrons sculptés dans la zone humide.

Ça doit avoir l’air étrange vu des airs, concède Garry Donaldson d’Environnement Canada. Mais je vous assure que les extraterrestres ne sont pas impliqués!

La réserve nationale de faune du Tintamarre comprend une vaste région de sols saturés, de zones humides et de terres agricoles sur l'isthme de Chignecto.

Cette région connecte les provinces du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse et est menacée en raison de l’affaissement de digues et de terres côtières. Des experts craignent que l’eau de la mer vienne inonder cette région si aucune intervention n’est faite.

Pour ce qui est du marais de Tantramar, les ingénieurs y interviennent depuis longtemps déjà. Les agroglyphes (crop circles) ont été créés par les écologistes.

Image satellite du marais.

L'imagerie satellite de Google Map permet de bien voir les motifs créés.

Photo : Google Maps

C’est un environnement fait par l’homme et [qui] ne fonctionne pas comme un marais naturel, explique M. Donaldson, directeur atlantique pour les zones protégées et de l'intendance pour le Service canadien de la faune.

Un labyrinthe de protection

Le design a été établi afin de protéger la faune, en particulier les canards, les hérons et autres gibiers d’eau.

Deux types de structures sont créées. La première consiste en deux cercles, ressemblant à un beigne. Cela permet d’offrir un espace de nidification aux oiseaux, à l’abri des prédateurs, comme les renards. L’aire ouverte ainsi créée permet aussi aux oiseaux de voir venir d’autres animaux, comme les visons.

La seconde structure construite est une fermeture éclair, précise M. Donaldson.

Garry Donaldson.

Garry Donaldson du Service canadien de la faune assure qu'aucun extraterrestre n'est impliqué dans la création des motifs à la réserve nationale de faune de Tintamarre.

Photo : Radio-Canada / Shane Fowler

Ce sont comme des canaux à travers la zone humide, mais ils sont en zigzag, et ce qu'ils font, c'est fournir beaucoup de coins, de sorte que le gibier d'eau peut en quelque sorte rester caché s’il le veut.

Il ajoute qu’un concept appliqué à un marais ne convient pas nécessairement à une autre zone et que les scientifiques ont dû, au fil des ans, expérimenter pour trouver les meilleures pratiques.

Certaines des formes de la réserve y sont depuis plus de 40 ans, mais sont maintenant remarquées par le public en raison de technologies, comme les drones ou l’imagerie satellite des applications de cartes.

D'après un reportage de Shane Fowler, de CBC

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