•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le guichet d’accès à la première ligne se déploie en Abitibi-Témiscamingue

Chargement de l’image

Il suffit de composer le 1 855 GUICHET pour avoir accès au service (archives).

Photo : Getty Images / Dean Mitchell

Chargement de l’image

Le guichet d’accès à la première ligne (GAP) est une initiative du gouvernement du Québec visant à offrir un meilleur accès aux services de santé aux personnes sans médecin de famille. Il est maintenant déployé dans les MRC d’Abitibi et d'Abitibi-Ouest.

Le service a d’abord été mis en place dans le Réseau local de services (RLS) de l'Abitibi le 28 février dernier, puis dans celui de l’Abitibi-Ouest le 20 mars.

Les citoyens du Témiscamingue auront accès au guichet à partir du 25 avril, ceux de Rouyn-Noranda, le 9 mai, et le déploiement se terminera par la Vallée-de-l'Or le 24 mai.

En appelant à un numéro unique, les personnes orphelines de médecin de famille seront évaluées, puis adressées au professionnel ou au service approprié.

Numéro unique

  • 1 855 GUICHET ou 1 855 484-2438
  • Le GAP sera ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h, à l’exception des jours fériés
  • 13 542 personnes étaient en attente d’un médecin de famille en Abitibi-Témiscamingue, en date du 4 avril 2022

Le Dr François Aumond, directeur des services professionnels, de l’enseignement universitaire et de la pertinence clinique au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, assure que l’ensemble des groupes de médecine familiale (GMF) de la région offriront des plages de disponibilité au GAP.

Il y a une très belle cohésion au niveau de la médecine de famille de première ligne en Abitibi-Témiscamingue. Dès le début, ce projet-là a été présenté comme un projet collectif où tout le monde aura à participer à la hauteur de sa capacité. C’est certain que les médecins qui ne sont pas en GMF ont des capacités plus réduites, parce qu’ils n’ont pas d’infirmières cliniciennes, ils n’ont pas de travailleurs sociaux, mais il y a quand même de l’ouverture et on peut confirmer que 100 % des GMF vont collaborer au GAP, assure-t-il.

Outre les GMF, les personnes contactant le GAP pourraient par exemple être dirigées vers une pharmacie, une clinique communautaire, un centre dentaire, ou encore Info-Social.

En plus d’orienter les personnes vers les bons services, le centre d’appels permet l’inscription au guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF) et d’effectuer la priorisation sur la liste d’attente.

L’un des objectifs de l’implantation du GAP est de réduire le nombre de personnes qui se rendent à l’urgence pour des besoins de santé pouvant être pris en charge par d’autres professionnels.

Agir dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre

Quatre infirmières cliniciennes et trois agentes administratives spécialement formées pour l’évaluation des besoins des personnes sans médecin de famille forment l’équipe du GAP. Elles ont accepté de sortir de leur retraite afin de permettre au projet de voir le jour.

Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, le Dr François Aumond souligne que l’évaluation et le tri des patients seront des éléments primordiaux afin d’assurer la viabilité du GAP.

Comment on va y parvenir, sans augmenter notre main-d'œuvre, c’est en acheminant les demandes les plus pertinentes, les gens qui ont réellement besoin. Actuellement, quand on fait une ouverture à la clientèle non inscrite, il peut y avoir des consultations qui ne nécessitent pas un médecin au moment de la consultation. Alors on ne libérera pas davantage de plages que ce qu’on a maintenant, mais les plages vont être utilisées adéquatement, précise-t-il.

Bien que le GAP ait déjà été mis en oeuvre dans la région du Bas-Saint-Laurent, Christelle Petit, chargée de projet pour l’implantation du GAP en Abitibi-Témiscamingue, affirme que l’implantation du projet représente un défi et que le déploiement progressif permet d’apporter des ajustements en cours de route.

Déployer un GAP, même si d’autres régions l’ont déployé, c’était un peu comme une page blanche, donc on partait de rien au niveau des outils cliniques à utiliser. Le fait d’y aller progressivement dans notre déploiement, ça permet vraiment de donner du temps à notre équipe pour adapter nos outils, pour bien connaître les trajectoires, rencontrer les partenaires et les impliquer, indique-t-elle.

Depuis son ouverture, le GAP a reçu entre 15 et 20 appels par jour, la moitié nécessitant une évaluation par l’infirmière.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !