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À Nicolet, des élèves donnent une seconde vie aux masques jetables

Des sacs de diverses formes et grandeurs installés sur une table.

Des élèves de l'école Curé-Brassard de Nicolet confectionnent des masques à partir de masques jetable

Photo : Radio-Canada

À l'école Curé-Brassard de Nicolet, il n'est plus question de jeter les masques à la poubelle. Sensibilisés à un projet de classe verte et à la cause environnementale, des élèves de 3e et 4e année utilisent les masques jetables pour en faire des sacs d'épicerie et de collations de diverses formes et grandeurs.

Les masques subissent une cure de désinfection, de lavage et de séchage avant de passer aux étapes de découpage et de couture pour aboutir au produit fini.

L'instigatrice du projet, Élisabeth Cassan, fatiguée de jeter des masques et d'en voir partout, a décidé de faire germer l'idée de recyclage chez ses élèves. Elle a par la suite réfléchi à la meilleure façon de transformer les masques souillés.

« Je voulais organiser une classe extérieure et cela prenait des sous. En faisant des sacs, on pourrait les vendre et amasser des sous pour nous payer une classe extérieure. »

— Une citation de  Élisabeth Cassan, enseignante des classes de 3e et 4e années à l'école Curé-Brassard
Une femme debout dans une salle de classe.

Élisabeth Cassan instigatrice du projet, souhaite organiser une classe verte pour ses élèves.

Photo : Radio-Canada

Une classe nature coûte cher, confie-t-elle. À court de budget, elle dédie son projet de confection et de vente des sacs au financement d'une classe verte, dont profiteront ses élèves.

Une idée qui porte ses fruits

L'idée devenue un projet viable est embrassée par plusieurs aînées volontaires vivant en résidence, ainsi que par les élèves dont certains possédaient déjà une certaine compétence en couture.

Lily-Rose Roy a d'ailleurs appris la couture avec sa grand-mère. Elle dit participer au projet par amour pour la couture. Une autre raison a suscité l'intérêt de la fillette.

« Je prends part à ce projet premièrement parce que j'aime coudre et deuxièmement parce que j'ai le goût de protéger l'environnement. »

— Une citation de  Lily-Rose Roy, élève

L'écolière a peaufiné ses compétences de couturière avec l'aide de Mariette, une dame volontaire qui a rejoint l'équipe pour donner vie au projet. Cette résidente du Havre du Faubourg, traîne derrière elle de longues années d'expérience en couture. Se retrouver dans un pareil univers la plonge dans un véritable bonheur, confie-t-elle.

Je me sens encore utile de faire cela. J'éprouve beaucoup de plaisir et d'amour à le faire, dit avec enthousiasme cette grand-mère bénévole.

Pour le bien de l'environnement

Le projet de recyclage des masques porte le sceau d'une classe verte, mais il vise un objectif encore plus grand : protéger l'environnement. Pour chaque partie prenante, participer à ce projet est une stratégie gagnante pour éviter un gâchis environnemental.

Les élèves pensent que la récupération des masques fait plus de bien à l'environnement que de les jeter à la poubelle.

Le projet reçoit le soutien de la fondation Alcoa qui le finance à hauteur de 600 $ pour l'achat des machines à coudre.

Les sacs seront mis en vente à l'occasion de deux activités, dont l'inauguration du quai du Port Saint-François.

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