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Une personne a été arrêtée après des propos menaçants envers une école de Gatineau

Des jeunes qui marchent dans la cour d'école.

Deux incidents semblables ne seraient toutefois pas liés, selon le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une arrestation a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à la suite de propos menaçants qui auraient été proférés envers une école secondaire à Gatineau. Un incident similaire a également été signalé dans une autre école mardi.

Ces deux incidents ne seraient toutefois pas liés, selon le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), qui dit prendre ces deux dossiers très au sérieux.

La police de Gatineau rappelle par voie de communiqué mercredi que le fait de tenir des propos menaçants à l'endroit de quiconque, qu'il s'agisse d'un individu ou d'une institution, et ce, peu importe l'intention, constitue une infraction criminelle pouvant mener à des accusations.

Par mesure préventive et dans l'objectif de rassurer la population, des effectifs supplémentaires ont été déployés aux abords des établissements visés par ces propos menaçants, ajoute la police, qui assure qu’elle portera une attention particulière à l'ensemble des écoles gatinoises.

La façade de l'École secondaire du Versant.

L'École secondaire du Versant, située dans le secteur de Gatineau, est l'une des deux écoles concernées.

Photo : Radio-Canada

Deux incidents, mais aucun lien établi

Les incidents cités concernent l’École secondaire du Versant, située dans le secteur de Gatineau, et l’École secondaire de l’Île, dans le secteur de Hull.

Mardi vers 15 h, le SPVG dit avoir reçu une plainte concernant des propos menaçants proférés à l'endroit de l'École secondaire du Versant. Les messages auraient été transmis à une personne qui fréquente cet établissement scolaire, qui a immédiatement alerté le Service de police, indique-t-on.

Un suspect a été arrêté dans la nuit de mardi. Il s’agit d’un adolescent qui fréquente l'École secondaire du Versant, qui a été emmené au poste de police pour rencontrer les enquêteurs avant d’être libéré sur promesse de comparaître assortie de diverses conditions à respecter.

Des accusations pour avoir proféré des menaces seront soumises au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) en Chambre de la jeunesse contre le jeune homme, précise le SPVG.

La façade de l’École secondaire de l’Île.

L’École secondaire de l’Île, dans le secteur de Hull, a également été la cible de menaces.

Photo : Radio-Canada

La police poursuit ses investigations sur cet incident ainsi que sur un autre incident similaire, lié au dépôt d'une plainte concernant des propos menaçants tenus envers l'École secondaire de l'Île un peu plus tôt mardi.

Bien que les deux événements puissent sembler similaires, le SPVG traite ces dossiers séparément puisque les éléments d'enquête recueillis jusqu'à présent ne permettent pas de faire des liens entre eux, précise le SPVG dans son communiqué.

La police de Gatineau invite toute personne qui détient de l'information qui pourrait faire progresser ces enquêtes à communiquer avec sa ligne info au 819 243-4636, option 5.

Les informations seront traitées de manière confidentielle, précise le SPVG.

Tolérance zéro pour la violence

La violence n'a pas sa place dans les milieux scolaires ni sur les médias sociaux, selon Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais.

On en vit de la violence dans le réseau de l'éducation. [...] De la violence entre les élèves, de la violence envers les enseignants. C'est important de ne pas [la] banaliser, d'agir et qu'il y ait des conséquences aux gestes qui sont posés, a déclaré Mme Tremblay, en entrevue avec Radio-Canada, mardi.

Suzanne Tremblay en entrevue à Radio-Canada lors d'une journée d'automne.

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay (archives)

Photo : Radio-Canada

Elle rappelle aussi que des protocoles sont établis dans chaque établissement scolaire, même si personne ne veut en venir à devoir les utiliser. La situation semble être prise très au sérieux par les policiers. [...] Je pense que les élèves sont en sécurité dans nos écoles, en Outaouais, poursuit Mme Tremblay.

« Il faut faire confiance aux processus qui vont être mis en place pour identifier l'auteur [...] pour que ça s'arrange rapidement. »

— Une citation de  Suzanne Tremblay, présidente du SEO

Pour la mère de famille Marianne Sauvé, dont la fille étudie à l'École secondaire de l'Île, l'inquiétude est encore présente.

J'aimerais ça que [les policiers] patrouillent plus [autour de l'école], et qu'il y ait des gardes de sécurité, réclame Mme Sauvé.

J'espère que cette personne qui a fait ça à l'École secondaire de l'Île va être arrêtée.

Propos menaçants : comment en parler aux jeunes?

Pour Myriam Day Asselin, porte-parole de Tel-Jeunes, il est nécessaire d'en discuter avec les adolescents.

Ouvrir le sujet, se renseigner sur les émotions que ça peut faire vivre aux jeunes, surtout de normaliser, et non banaliser, que ça peut être stressant, ce sont tous là des éléments qui constituent une bonne approche dans un tel contexte.

Quels sont les signes à surveiller chez un adolescent quant à une détresse plus importante? Il y a des signes qui ne mentent pas lorsqu'il y a une détresse plus importante, notamment quand le stress s'intensifie et dure dans le temps. [...] Quand ça prend beaucoup d'ampleur, quand ça brime le fonctionnement de l'adolescent au quotidien, [...] comme parent, on peut se demander s'il n'y a pas quelque chose qui dépasse la réaction logique et normale face à un événement stressant, poursuit-elle.

Avec les informations de Rémi Authier et de Rosalie Sinclair

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