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Une victime du père Camille Léger dépose une plainte au Commissariat à l’information

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Victor Cormier, une victime du père Camille Léger

Photo : Radio-Canada

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Plus de 10 mois après le dépôt d’une demande en vertu de la Loi sur l’accès à l’information auprès de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Victor Cormier, une victime du père Camille Léger, n’a toujours pas réponse à ses questions. Il a donc décidé de déposer une plainte au Commissariat à l’information du Canada pour faire accélérer les choses et obtenir les informations demandées au corps policier.

Victor Cormier, comme plusieurs victimes du père Camille Léger, se questionne et veut savoir si la GRC, à l’époque, était au courant des agressions sexuelles sur des mineurs commises par le prêtre catholique.

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Camille Léger a été le prêtre de la paroisse de Sainte-Thérèse d'Avila pendant 23 ans, de 1957 à 1980.

Photo : Radio-Canada

On est tous une gang de victimes et on se demande beaucoup de questions, c’est pour ça qu'on a fait la demande à la GRC, ce qu’ils savaient dans le temps, explique Victor Cormier.

« On veut savoir. C’est comme écrire un livre, et là on est rendus à la moitié du livre et on veut savoir le restant, on veut savoir ce qu’il s’est passé dans le temps. »

— Une citation de  Victor Cormier

La demande a été déposée le 2 juin 2021 et, depuis, les choses n’ont pas beaucoup bougé. Victor Cormier déplore la lenteur de tout le processus.

C’est pourquoi il a déposé une plainte auprès du Commissariat à l’information du Canada le 3 mars dernier, pour dénoncer le fait que sa demande soit toujours sans réponse.

On voulait mettre une plainte comme quoi que ça niaisait, que ça prenait trop de temps, et puis c’est la même chose. Ça fait disons, un mois et demi, deux mois que j’ai fait ma plainte et il n’y a rien qui va encore, lance-t-il en ajoutant que le Commissariat a bien reçu sa plainte et a déclaré qu’il aurait des nouvelles dans les semaines ou les mois à venir.

Une autre demande d’information

Une autre victime du père Camille Léger, Jean-Paul Melanson, déposera prochainement une demande d’accès à l’information auprès de la GRC. Il veut lui aussi que le corps policier divulgue les informations que détenaient les policiers à l’époque sur les circonstances et les gestes commis par le père Camille Léger.

On espère bien que ça va faire avancer, parce que là, ça va faire un an que j’ai fait ma demande et tout ce qu’ils font, ils jouent la game, ils m’envoient des messages, on a besoin de ta date de naissance, on a besoin de ceci, on a besoin de ça, c’est tout de quoi qu'ils ont déjà, lance Victor Cormier.

Il affirme qu’il était loin de se douter que cette demande prendrait autant de temps avant d’être traitée.

On se sent comme si on n'était comme rien. ‘’Ah ben, ils demandent juste pour ça et à un moment donné ils vont abandonner’’. Mais moi je ne suis pas un gars qui va abandonner, j’ai commencé ceci et je vais continuer jusqu’au bout. Je veux savoir toute l’information jusqu’au bout, je ne suis pas un gars qui va abandonner à moitié chemin, dit-il.

« Je veux tout savoir. Pour quelles raisons ça s’est passé sans qu’il se fasse arrêter ou taper sur les doigts, comme on dirait. Je veux savoir ce qu’il s’est vraiment passé. »

— Une citation de  Victor Cormier

Victor Cormier affirme recevoir beaucoup d’appui de la part de la communauté et des autres victimes qui l'encouragent à poursuivre sa bataille.

lls sont tous en train de m’appuyer, toutes les victimes disent que oui, tout le monde le savait à Cap-Pelé, la GRC devait le savoir dans le temps, conclut-il.

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