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Des années d’attente pour avoir une place en garderie francophone à l’Î.-P.-É.

Environ 1500 familles de l’île sont sur une liste d'attente pour une place en garderie.

Une éducatrice aide un enfant à dessiner dans une salle de jeux.

L'Association des centres francophones de la petite enfance de l'Île-du-Prince-Édouard est à la recherche des gens qui souhaitent créer des garderies francophones en milieu familial.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Les parents de l'Île-du-Prince-Édouard doivent s'armer de patience pour trouver une place en garderie en français. Dans certains centres de la petite enfance, les familles doivent attendre des années avant d'avoir une place pour leurs enfants.

Mère de famille, Carrie Cormier est à la recherche d'une garderie pour son enfant depuis sa naissance.

« Cela fait huit mois que je suis à la recherche d’une garderie. Je commence à travailler à la fin juillet, et j’ai absolument besoin de retourner au travail. J’ai absolument besoin de trouver une place pour mon bébé. »

— Une citation de  Carrie Cormier, mère de famille
Carrie Cormier fait un égoportrait avec son enfant Dexter Perrot.

La famille de Carrie Cormier, dont l’enfant Dexter Perrot a huit mois, est ouverte à toutes les options, notamment les réseaux anglophone et francophone.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté Carrie Cormier

Le Centre de la petite enfance francophone Île Enchantée, à Charlottetown, fait partie de la liste des établissements qu'elle préfère.

Le temps d’attente pour avoir une place dans ce CPE varie de deux à trois ans.

Les parents d'environ 120 enfants sur la liste d'attente de ce CPE francophone espèrent obtenir une place dès maintenant. Environ 30 familles supplémentaires auront besoin de ce service dans la prochaine année.

Le congé maternité de Carrie Cormier se termine bientôt, et des ajustements dans la routine de la famille devront être faits, si aucune place ne se libère dans une garderie d'ici l'été.

On n’a pas vraiment de plan B malheureusement. La seule option, c’est de voir si mon chum changera ses heures de travail ou son emploi. On verra s'il va continuer à travailler ou si on va devoir couper cette source de revenus là, déplore Carrie Cormier.

La famille est inscrite sur les listes d'attente de 14 CPE francophones et anglophones.

Environ 1500 familles sont en attente d'une place de garderie à l'heure actuelle.

Aucune garderie francophone en milieu familial

L’Association des CPE francophones de l’Île-du-Prince-Édouard peine à trouver des candidats pour le programme de garderies en milieu familial.

Trois ans se sont écoulés depuis le lancement du programme et l’organisme n’a pas encore reçu de candidatures de gens désirant transformer leur domicile en garderie.

La directrice de l’association Kathleen Couture explique qu'il y a une grande demande pour des places en garderies francophones.

« C’est moins facile qu’on le pense, de trouver quelqu’un qui veut ouvrir une entreprise en gestion des enfants et un service de garde francophone, mais on est toujours à la recherche. »

— Une citation de  Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard

L'île compte six CPE francophones associés aux centres scolaires communautaires.

La province ne compte néanmoins aucune garderie francophone en milieu familial.

Kathleen Couture dans sa maison.

Kathleen Couture affirme que le besoin de voir ses enfants et ses petits-enfants en personne est plus fort que la bulle atlantique.

Photo : Radio-Canada

Des règles qui découragent les gens

L’Association des CPE francophones de l’île souhaite ouvrir six garderies en milieu familial, ce qui représenterait 36 nouvelles places pour des enfants francophones.

Ce programme pourrait réduire le temps d’attente pour Carrie Cormier et d’autres familles.

Néanmoins, la quantité de règles à suivre pourrait décourager certaines personnes, selon Kathleen Couture, directrice de l’organisme.

Il y a plus de règlements qui doivent être suivis. […] Tu as besoin de suivre un programme éducatif. Tu vas avoir des inspecteurs qui vont rentrer chez toi deux fois par année, et il y a beaucoup de monde qui n’est pas prêt à suivre tous les règlements qui viennent avec les centres agréés, explique Kathleen Couture.

Une salle avec des enfants qui jouent.

Le CPE francophone de Summerside a été agrandi l'an dernier afin de répondre à la demande pour des places. (archives)

Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux

Selon le ministère de l’Éducation de l’île, 11 candidatures de gens désirant ouvrir une garderie en milieu familial ont été reçues pour le réseau anglophone depuis février dernier.

Pour Kathleen Couture, le manque de candidatures pour le réseau francophone pourrait être attribué à la taille de cette population dans la province.

« Je ne pense pas que la langue soit un obstacle […], mais c’est le nombre réduit de francophones à l’île. »

— Une citation de  Kathleen Couture, directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard

Elle rappelle que son organisme offre de l’accompagnement aux personnes qui voudraient ouvrir une garderie en milieu familial.

On peut les aider dans toutes les démarches, avec la demande de permis, les demandes de fonds, les inscriptions. On va prendre tout le travail, et la personne a juste besoin de rester à la maison et s’occuper des enfants, précise la directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’organisme offre aussi du soutien dans la gestion des finances et de l’appui pédagogique.

Afin d’encourager les gens à créer des garderies à la maison, trois programmes de subventions ont été lancés par la province en partenariat avec le gouvernement fédéral en février dernier.

Le ministère de l’Éducation de l’île souhaite ouvrir 10 nouveaux centres cette année et 15 l'année prochaine.

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