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La Première Nation George Gordon découvre 14 tombes anonymes potentielles

Un mémorial avec des paires des souliers et des oursons.

Plusieurs paires de souliers ainsi que des oursons ont été installés près d'un mémorial dans la Première Nation George Gordon.

Photo : Radio-Canada / Noémie Rondeau

Radio-Canada

En Saskatchewan, la Première Nation George Gordon annonce avoir trouvé 14 tombes anonymes potentielles sur le site de l’ancien pensionnat pour Autochtones de la communauté.

Après des mois de travail, le chef de la Première Nation, Byron Bitternose, a présenté les premiers résultats d'une recherche réalisée sur le terrain de cette Première Nation, située à environ 125 kilomètres au nord de Regina.

Des recherches à l’aide d’un géoradar ont été effectuées à quatre endroits. Seul l’un de ces sites, situé à proximité de l’ancien pensionnat, a permis de découvrir ce qui pourrait être des tombes anonymes.

« J'espère qu'un jour nous serons en mesure de raconter toute l'histoire à nos enfants. »

— Une citation de  Byron Bitternose, chef de la Première Nation George Gordon

Selon la porte-parole du chef Bitternose, Sarah Longman, il est fort probable que ces tombes soient celles d’enfants. Elle reconnaît toutefois que la technologie du géoradar ne permet pas de connaître l’âge éventuel de ces derniers.

D'autres recherches seront effectuées au cours des prochains mois.

Sarah Longman indique toutefois que la Première Nation George Gordon aura besoin de fonds supplémentaires pour poursuivre ces recherches.

Elle souligne que les derniers mois ont été difficiles pour la communauté et pour ceux qui ont fréquenté le pensionnat pour Autochtones George-Gordon.

« C'était assez émouvant pour nous tous. C'était difficile d’entendre le résultat de ces recherches. »

— Une citation de  Sarah Longman, porte-parole du chef de la Première Nation George Gordon

Un programme d'aide psychologique sera d'ailleurs mis sur pied pour venir en aide aux personnes qui seraient touchées par cette situation.

De douloureux souvenirs

Pour Edward Bitternose, un survivant du pensionnat George-Gordon, la découverte de ces tombes fait ressurgir de douloureux souvenirs. Il explique qu’il lui est difficile d’oublier l’histoire des enfants de cet ancien pensionnat qui ont été victimes de mauvais traitements.

Edward Bitternose a d'ailleurs profité de cette annonce pour revenir sur les excuses faites par le pape François aux victimes des pensionnats pour Autochtones.

Personnellement, j'ai très peu confiance dans les excuses du pape, explique-t-il. Tout le monde peut s'excuser, mais que fait-il après? S'il n'y a rien qui vient après, les excuses ne serviront pas à grand-chose.

L’ancien pensionnaire demande des actions concrètes de la part de l'Église catholique et du gouvernement fédéral pour mener à bien la réconciliation. Selon lui, l’Église doit assumer le rôle qu’elle a joué dans le système des pensionnats pour Autochtones.

Le pensionnat déjà sous la loupe

Le pensionnat de la Première Nation George Gordon a été établi pour la première fois par l'Église anglicane du Canada en 1888 et a fonctionné jusqu'en 1996, ce qui en a fait l'un des pensionnats les plus anciens du genre au Canada.

Le Centre national pour la vérité et la réconciliation y a enregistré 49 décès d'élèves.

Le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation a d'ailleurs qualifié l'établissement d'un des pires de tout le système canadien des pensionnats.

Avec les informations de La Presse canadienne

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