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Deux cas de grippe aviaire détectés au Manitoba

Une oie des neiges en vol.

Un cas de la grippe aviaire a été détecté dans un échantillon prélevé sur une oie des neiges dans le sud-ouest du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Melissa Hafting

Radio-Canada

Deux cas de grippe aviaire chez des oiseaux sauvages ont été détectés au Manitoba, a annoncé la province mercredi.

Il s’agit des premiers cas de la maladie de type H5N1 découverts au Manitoba. Plusieurs ont été signalés récemment dans d’autres provinces, ainsi que dans les États américains du Dakota du Nord et du Minnesota, situés juste au sud du Manitoba. Les deux États et le Manitoba constituent un couloir naturel pour la migration des oiseaux.

Le Réseau canadien pour la santé de la faune a confirmé la présence de la grippe aviaire dans deux échantillons prélevés au Manitoba, explique un communiqué de la province.

Des outardes.

La migration des oiseaux est un facteur important de transmission du virus H5N1 sur de longues distances.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Plusieurs échantillons ont été récoltés sur des oies des neiges près de Waskada, dans le sud-ouest du Manitoba, et sur un aigle royal dans le secteur de Dauphin. Un échantillon de chaque lieu a été testé pour la grippe aviaire, et les résultats ont été positifs, ajoute-t-il.

Aucun cas détecté dans des élevages

À l’heure actuelle, aucun cas de grippe aviaire n’a été détecté dans des élevages de volaille, précise la province. Il est cependant conseillé aux éleveurs d'enfermer leurs animaux pendant la saison de la migration, pour éviter toute propagation de la maladie.

Par ailleurs, le risque de transmission à l’humain est faible, et il n’y a aucun cas connu de transmission du variant H5N1 à des humains en Amérique du Nord.

De même, ce variant ne présente pas de danger pour la consommation. Les œufs et les volailles produites au Manitoba sont bons pour la consommation tant qu’ils sont cuits et préparés correctement, ajoute le communiqué de la province.

En revanche, les chasseurs doivent prendre certaines précautions. Ainsi, il est déconseillé de toucher des oiseaux morts à mains nues et, au cas où de grands groupes d’oiseaux morts sont découverts, ils doivent être signalés à la province.

Des refuges pour animaux ont déjà pris des précautions

Le refuge Wildlife Haven, qui redoute la propagation de la grippe aviaire dans la province, a déjà pris des mesures de précaution.

De façon temporaire, le centre de réhabilitation de la faune, situé à Île-des-Chênes, n'accepte plus certains oiseaux connus pour être les plus sensibles au virus mortel. Les oiseaux qu'il accueille doivent être en quarantaine pendant 30 jours.

Une mangeoire dans un arbre avec des oiseaux.

Le refuge Wildlife Haven demande au public de retirer les mangeoires et les bains d'oiseaux afin de limiter les rassemblements qui pourraient propager la grippe aviaire.

Photo : Avec l'autorisation de Tim Spicer

Ces mesures mettent à rude épreuve le petit établissement, selon la directrice générale du centre, Zoe Nakata.

Malgré tout, le personnel prend les directives au sérieux, car cette souche de grippe aviaire touche surtout les oiseaux sauvages. De plus, environ 90 % des oiseaux infectés en meurent.

Nous sommes vraiment en territoire inconnu en ce moment et c'est ce qui nous rend, évidemment, très nerveux. Et puis, ici, nous sommes vraiment en première ligne, précise Zoe Nakata.

Wildlife Haven appelle également la population à faire sa part pour protéger le plus possible les oiseaux de la grippe aviaire.

Le centre suggère notamment de retirer les mangeoires et les bains pour oiseaux.

Il s'agit d'aider à diminuer le nombre de rassemblements que les humains créent pour les oiseaux. Ces regroupements favorisent la propagation du virus, explique Zoe Nakata.

Selon un porte-parole de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), les mangeoires et les bains d’oiseaux de basse-cour doivent surtout être nettoyés périodiquement.

Les producteurs de volailles et les propriétaires de petits élevages ou d'oiseaux de compagnie qui ont accès à l'extérieur doivent retirer les mangeoires des zones ouvertes à leurs oiseaux, pour éviter tout contact avec les animaux sauvages.

Avec les informations de Rachel Bergen

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