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Levée du port du masque : l’avis des CDC déterminera si l’administration Biden fera appel

Les bagages d'un voyageur. Un masque bleu est posé sur la valise.

Lundi, une juge fédérale de Floride a annulé la décision de rendre le port du masque obligatoire dans les transports collectifs.

Photo : Getty Images / Elena Leonova

Radio-Canada

Le département américain de la Justice a indiqué mardi que la décision d'interjeter appel de la décision d'une juge fédérale qui a mis fin à l'obligation fédérale de porter un masque dans les transports en commun dépendra de l'avis des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sur cette mesure sanitaire.

L'administration fera appel uniquement si les CDC jugent cette obligation toujours nécessaire.

L'administration Biden continue de penser que l'obligation de port du masque dans les transports est un bon usage de l'autorité que le Congrès a donnée aux CDC pour protéger la santé publique, a affirmé dans un communiqué le porte-parole du département de la Justice, Anthony Coley, au lendemain de la décision d'une juge de Floride de mettre fin à l'obligation du port du masque dans les avions, les trains et les centres de transit.

Il a ajouté qu'il s'agissait d'une autorité importante que le département continuera de s'efforcer de préserver.

En date de mardi, l'agence n'avait pas encore pris de décision, selon les responsables.

La veille, la juge fédérale Kimball Mizelle, nommée par Donald Trump, a estimé que les autorités sanitaires avaient outrepassé leurs prérogatives et poussé l'Agence de sécurité des transports (TSA) à lever l'obligation du port du masque.

Lundi, la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a jugé décevante la décision de la juge, ajoutant que les CDC continuaient de recommander le port d'un masque dans les transports publics.

Récemment, les CDC ont prolongé jusqu'au 3 mai l'obligation de porter le masque qui devait préalablement prendre fin lundi. L'objectif était de s'accorder davantage de temps pour mieux connaître le sous-variant d'Omicron appelé BA.2, qui constitue la souche responsable de la majorité des cas actuels aux États-Unis.

La contestation judiciaire de l'obligation du port du masque avait été déposée en juillet 2021 par deux plaignants appuyés par le Fonds de défense de la liberté en santé (Health Freedom Defense Fund), décrit par la juge comme un organisme à but non lucratif qui s'oppose aux lois et aux règles qui forcent les individus à recevoir des traitements médicaux, à subir des interventions médicales ou à se faire imposer des appareils médicaux contre leur gré.

Des règles disparates

Avec le recul de la COVID-19, la montée de la vaccination et la lassitude face au port du masque, les autorités locales américaines ont progressivement allégé les consignes ces derniers mois. La décision de lundi a éliminé le dernier vestige important des règles fédérales pour freiner la pandémie de COVID-19, ce qui a suscité des règles locales disparates reflétant les divisions actuelles du pays.

Les villes de New York, Chicago et d'autres au Connecticut ont ainsi continué à exiger des masques pour les voyageurs.

Les principales compagnies aériennes ainsi que les aéroports de Dallas, Atlanta, Los Angeles et Salt Lake City ont pour leur part adopté une politique rendant le port du masque facultatif dès lundi, suivies par la compagnie ferroviaire Amtrak.

Le comté de Los Angeles a lui aussi levé l'obligation de porter un masque dans les transports en commun.

Un chef de train du New Jersey a réagi en disant aux usagers : Sentez-vous libre de les brûler.

Les sociétés de covoiturage Lyft et Uber ont aussi annoncé sur leurs sites web que les masques seront désormais facultatifs, tant pour les passagers que pour les conducteurs.

Même Walt Disney World, en Floride, a annoncé qu'elle levait son obligation de porter un masque dans son monorail, ses bus et son système de télécabines.

Tatiana Prowell, professeur d'oncologie au centre de santé Johns Hopkins, a indiqué sur Twitter avoir reçu de nombreux messages de personnes immunodéprimées atteintes d'un cancer qui s'inquiètent de voyager dans des vols n'obligeant pas le port du masque.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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