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L’appui de Marchand au troisième lien encore plus improbable?

Bruno Marchand lors d'un point de presse à l'hôtel de ville de Québec.

Bruno Marchand a laissé entendre mardi que son appui au projet de troisième lien était peu probable.

Photo : Radio-Canada

La version modifiée du projet de troisième lien et les nouveaux arguments mis en avant par le gouvernement Legault pour justifier sa construction ne suffisent toujours pas à convaincre le maire de Québec de son utilité. Bruno Marchand semble même moins enclin qu’il ne l’était à donner son appui à la réalisation d'un tunnel entre Québec et Lévis.

Le maire a répété mardi qu’il ne pouvait soutenir un projet qui favorise l’étalement urbain. Or, selon lui, le troisième lien risque d’encourager des personnes qui travaillent dans les centres-villes de Québec et de Lévis à aller s’établir à plusieurs dizaines de kilomètres de leur lieu d’emploi. Bruno Marchand reproche au gouvernement Legault de ne pas y voir un problème.

Si le ministre des Transports, François Bonnardel, nous dit qu'il y a de l'étalement urbain puis que ce n'est pas grave, puis que c'est une bonne chose, puis que les municipalités de Bellechasse veulent se développer de cette façon-là, puis que ça va créer de l'étalement urbain puis que, pour le gouvernement du Québec, ce n'est pas grave, bien, c'est sûr qu'on ne pourra pas s'entendre, a prévenu le maire.

Revitalisation

Il n’admet pas l’idée voulant que la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis permette de revitaliser des communautés en difficulté. La vraie revitalisation, dit M. Marchand, nécessite que des gens vivent, travaillent et consomment dans l’endroit où ils décident d’habiter.

Si c'est une ville dortoir, il y a une grande limite à [la revitalisation] et les effets environnementaux ne compensent pas les bénéfices de vitalité économique qu'on y crée, a-t-il fait valoir.

Esquisse montrant deux tunnels côte à côte sous le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis de Québec.

La refonte du projet de tunnel Québec-Lévis n'a pas suffi à obtenir l'adhésion du maire Bruno Marchand.

Photo : site du Réseau express de la capitale

Lorsque le gouvernement, par souci de rééquilibrage, propose de développer l’est de la Rive-Sud comme l’Ouest a été développé, il se retrouve à parler d’étalement urbain, affirme Bruno Marchand.

« On va en discuter, mais c'est sûr que, pour moi, qu'on appelle ça rééquilibrage, ça reste problématique [...] Alors, s’ils ne changent pas de position, moi, je ne changerai pas la mienne. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Transport collectif

Le maire estime par ailleurs que la nouvelle mouture du projet de tunnel entre Québec et Lévis est moins intéressante sur le plan du transport en commun, puisqu’elle élimine des voies réservées et limite leur utilisation aux seules heures de pointe.

Il croit que le troisième lien devrait inclure un mode de transport lourd, idéalement le tramway, afin de mieux concurrencer l’utilisation de la voiture.

Sur le volet transport collectif, on pourrait faire encore plus, a résumé Bruno Marchand.

Avec la collaboration d'Olivier Lemieux et de Louise Boisvert

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