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Bond de 25 % du prix des propriétés au Canada au premier trimestre de 2022

Pancarte sur laquelle est écrit le mot « vendu » avec des maisons à l'arrière-plan.

Le prix des propriétés à vendre a bondi de 25,1 % au Canada au premier trimestre de 2022 par rapport à la même période l'an dernier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Selon une récente étude de Royal LePage, le prix des maisons a bondi de 25,1 % au premier trimestre de 2022 par rapport à la même période l’an dernier, propulsant le prix médian d’une maison au pays à 856 900 $.

Dans la Synthèse nationale des prix des maisons, qui se base sur des données exclusives et sur 62 des plus grands marchés immobiliers au pays, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée au Canada a bondi de 26,7 % depuis un an pour atteindre 906 100 $.

Quant au prix des condominiums, il s’est apprécié de 19,7 % par rapport à la même période l’an dernier avec un prix médian de 612 900 $.

Il s’agit, selon Royal LePage, de la plus forte hausse du prix des propriétés enregistrée lors d’un premier trimestre depuis que l’entreprise compile des données à ce sujet.

Montréal n'y échappe pas

Images génériques de condos à Montréal.

À Montréal, le prix des propriétés a augmenté de plus de 18 % d'une année à l'autre au premier trimestre de 2022, selon les données de Royal LePage.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Dans le Grand Montréal, le prix des propriétés a augmenté de 18,1 % d’une année à l’autre au premier trimestre de 2022 pour un prix médian de 571 400 $, contre 327 200 $ à Québec.

Le prix médian des maisons unifamiliales dans le Grand Montréal a grimpé de 19,8 % à 636 200 $. Le prix des condominiums a quant à lui bondi de 17,7 % avec une valeur médiane de 446 700 $.

À Montréal même, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée est passé à 1,06 million de dollars au premier trimestre 2022, une hausse de 14,3 % par rapport à 2021.

Le marché ne dérougit pas

Loin de s’atténuer, la flambée des prix se poursuit dans l’immobilier en raison principalement de la rareté des propriétés disponibles sur le marché et du faible effet des mesures annoncées par les gouvernements pour accroître la disponibilité et l’abordabilité des logements.

La situation est telle que Royal LePage – qui, comme d’autres, prévoyait un certain apaisement du marché cette année – a dû revoir ses prévisions à la hausse pour 2022, notamment une hausse à venir de 12,5 % à Montréal et de 15 % au Canada d’ici la fin de l’année.

La surchauffe immobilière au pays n'est pas sur le point de ralentir. Selon une étude de la firme de courtage Royal Lepage, le prix des maisons au Canada a augmenté en moyenne de 25% en un an. Les prévisions pour le reste de l'année sont revues à la hausse. Reportage de Sébastien Desrosiers.

En dépit des récentes augmentations du taux directeur de la Banque du Canada, qui fait augmenter les taux hypothécaires par ricochet, Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage, ne croit pas que le marché ralentira de sitôt.

Les consommateurs n’achètent pas le prix d’une propriété, ils achètent des paiements mensuels. Évidemment, avec une hausse des taux d’intérêt, les paiements mensuels pour la même propriété vont augmenter. Ça va venir modifier le choix de propriété des gens qui achètent, mais on ne pense pas que ça va venir relâcher la demande tant que ça, a expliqué M. St-Pierre.

Québec reconnaît une certaine crise du logement

Au gouvernement du Québec, où on refusait depuis des mois de parler d’une crise du logement, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a reconnu mardi qu’il y a actuellement une pénurie de logements, tout particulièrement dans 14 villes de plus de 40 000 habitants, où le taux d’inoccupation est inférieur à 1 %.

Avec la conjoncture économique qu’on vit présentement, l’inflation qu’on vit […], on a reçu les chiffres de la SCHL […], et là, on peut dire que dans certaines régions, certaines municipalités, il y a une situation de crise du logement. Maintenant, ça ne change rien parce qu’il faut travailler sur l’offre, et c’est ce qu’on fait depuis le début. On augmente l’offre de logements au Québec, a déclaré la ministre Laforest.

Une affiche accrochée à un immeuble sur laquelle est écrite la mention « logements à louer, complet ».

La rareté des logements disponibles fait flamber les loyers et les hypothèques.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Selon les dernières données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), les mises en chantier d'appartements, de condos et d'autres types d'ensembles d'habitation à logements multiples ont ralenti au Canada en mars dernier par rapport à février.

L'agence nationale du logement indique que le taux corrigé des variations saisonnières des mises en chantier s'est établi à 246 243 unités, contre 250 246 en février.

Cette baisse est survenue alors que le rythme des mises en chantier en milieu urbain a ralenti de 2 % pour s'établir à 220 708 en mars.

Le taux annuel de mises en chantier de logements collectifs en milieu urbain a chuté de 5 % pour s'établir à 154 876, tandis que le rythme des mises en chantier de maisons individuelles en milieu urbain a quant à lui augmenté de 8 % pour s'établir à 65 832.

Avec les informations de La Presse canadienne

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