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Des serveurs pour chauffer l’église de Saint-Maxime-du-Mont-Louis

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L'église de Saint-Maxime-du-Mont-Louis devra être reconvertie, mais auparavant les responsables devront régler la question du chauffage.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

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La Municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, qui pourrait reprendre le bâtiment, explore la possibilité de le chauffer avec des serveurs d’hébergement de données ou de cryptomonnaie.

Comme bien d’autres bâtiments religieux, l’église de Mont-Louis cherche une nouvelle vocation. Toutefois, comme c’est aussi le cas avec des édifices semblables, les coûts de chauffage deviennent un écueil à toute reconversion.

C’est donc à cette embûche que la Municipalité de Mont-Louis a décidé de s’attaquer en tout premier lieu quand le conseil de la Fabrique de la paroisse de Saint-Maxime-du-Mont-Louis est venu la voir pour lui céder l’église, raconte le directeur général Dany Bergeron.

La Municipalité a donc entrepris des démarches l’automne dernier avec l’entreprise Projet BTU qui souhaite aider à la reconversion de bâtiments patrimoniaux, comme les églises, grâce à la récupération de la chaleur générée par des serveurs.

C’est cette solution qui a permis la reconversion de l’église de Saint-Adrien, en Estrie. C’est de cette expérience, qu’est né Projet BTU.

On a commencé à faire de la recherche et le développement plus activement depuis trois ans, on est vraiment sur des projets pilotes, raconte le président de Projet BTU, Pierre-Philippe Côté.

C’est un chauffage qui utilise des rejets de chaleur, explique Pierre-Philippe Côté. On est vraiment des adeptes de la circularité, de la récupération, de la double utilisation du watt hydroélectrique. On va récupérer le plus possible des systèmes déjà en place.

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L'équipe de Projet BTU viendra visiter l'église de Saint-Maxime-de-Mont-Louis avant de déposer une proposition.

Photo : Radio-Canada / /Stéphane Gasse

Le groupe y voit aussi une manière d’aider à éliminer l’utilisation de l’énergie fossile puisque plusieurs églises sont encore chauffées au mazout. En plus, on fait une chaufferie numérique, un chauffage intelligent qui permet une plus grande économie énergétique. On a vraiment un impact environnemental, commente Pierre-Philippe Côté.

Le réalisateur, compositeur et musicien, que les gens connaissent sous le nom de Pilou, explique qu’il s’agit d’une solution clés en main.

L’installation et le contrôle des serveurs et du système de chauffage numérique sont entièrement pris en charge par Projet BTU. On va s’occuper de toute la gestion des clients qui vont héberger des serveurs, détaille Pierre-Philippe Côté.

Tests et projets en cours

L’entreprise est en pourparlers avec plusieurs organisations responsables d’églises et d’autres lieux patrimoniaux au Québec. Des tests sont en cours chez de premiers clients. Avant de mettre un marché, il faut qu’on ait effectué plusieurs tests, sur plusieurs types de bâtiments, les églises en briques, les églises en pierres, les églises en bois, précise M. Côté.

La firme s’est aussi associée avec un groupe d’ingénieurs. On est conscients que ces bâtiments patrimoniaux ont des besoins, souvent sur le plan de l’architecture du bâtiment et de l’efficacité énergétique. On y travaille aussi, , ajoute le porte-parole de Projet BTU.

Les échanges avec la Municipalité de Saint-Maxime-du-Mont-Louis en sont au tout début, confirme Pierre-Philippe Côté. À ce stade-ci, dit-il, on est à faire l'analyse du bâtiment, de voir comment on peut implanter notre technologie. C’est un projet qui nous intéresse beaucoup.

En entrevue à l'émission Bon Pied, bonne heure, le directeur général de Saint-Maxime-de-Mont-Louis a indiqué qu'il visait une installation avant l’hiver prochain, ce qui est possible, selon le président de Projet BTU.

Si les premiers échanges s’avèrent concluants, Projet BTU se rendra à Saint-Maxime-du-Mont-Louis pour poursuivre les travaux. L’installation pourrait se faire en un mois, avance Pierre-Philippe Côté.

Il est toutefois difficile d’en évaluer les coûts pour le moment, ajoute-t-il.

Selon le promoteur, la technologie permet d’économiser environ 50 % de la facture de chauffage. Dépendamment du type de bâtiment, de la grosseur des projets et du type d’installation, les coûts peuvent être amortis en un an et demi à trois ans, indique M. Côté.

L’enjeu du chauffage réglé, la Municipalité pourrait récupérer les deux tiers de l’église. La vocation des espaces utilisés par la municipalité n'est pas encore définie. Un projet de service de garde qui a été déposé au ministère de la Famille pourrait s’installer dans l’église, illustre Dany Bergeron.

On est en train, dit-il, d’évaluer la possibilité de séparer ça en trois étages, mettre un ascenseur, d’avoir le sous-sol. L’étage de l'église, l’étage du jubé. Peut-être même un quatrième étage, un espace de stockage, on ne sait pas.

L’autre partie sera conservée et gérée par la Fabrique pour le culte.

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