•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La députée caquiste Émilie Foster cède sa place dans Charlevoix

Émilie Foster

Émilie Foster, députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, ne se représentera pas en octobre.

Photo : Radio-Canada

Après la ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann, c'est au tour de son adjointe parlementaire de quitter la vie politique. La députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Émilie Foster, annoncera cette semaine qu'elle ne compte pas se représenter cet automne, après un seul mandat.

Cette décision surprend dans les officines caquistes, d’autant plus que la femme ambitieuse de 42 ans avait la réputation de faire partie des élus qui ne se gênaient pas pour exprimer des opinions au caucus.

Après avoir rejoint les rangs de la CAQ il y a une dizaine d'années, Émilie Foster a occupé différentes fonctions comme vice-présidente du parti ou conseillère au cabinet de François Legault. Cependant, la rumeur courait depuis quelque temps qu'elle était en réflexion sur son avenir politique. Il n'y aurait aucun différend avec le premier ministre.

Il s'agit de la quatrième femme caquiste à annoncer son départ après les ministres Marguerite Blais et Danielle McCann, ainsi que la députée de Verchères, Suzanne Dansereau.

Selon nos informations, les députées Claire Isabelle, dans la circonscription de Huntingdon, et MarieChantal Chassé, dans celle de Châteauguay, songeraient aussi à signifier leur retraite politique, également après un seul mandat de quatre ans.

Au cabinet de François Legault, le mot d'ordre aurait été donné de remplacer une femme par une autre femme en vue de la campagne électorale. Les démarcheurs viseraient d'ailleurs principalement des candidatures féminines pour compléter la formation à l'automne 2022.

Tous les partis tentent actuellement d'attirer des femmes afin de conserver la zone paritaire dans leurs caucus. Jusqu'à maintenant, un seul homme caquiste a annoncé qu'il ne se représentait pas, en raison de son état de santé précaire. Il s'agit du député de Rivière-du-Loup, Denis Tardif, qui a fait l'annonce par communiqué le week-end dernier.

Rappelons qu'il avait été suspendu temporairement pour avoir participé à une soirée festive sans masque ni distanciation physique en décembre 2020.

Le malaise démocratique

Détentrice d'un doctorat en communication publique, Émilie Foster a rédigé une thèse portant sur le malaise démocratique, avant de se présenter en politique. La désaffection envers la démocratie et les phénomènes entourant la désinformation sont des enjeux de taille pour nos sociétés contemporaines, a-t-elle déjà affirmé. Un sujet qu'elle a d'ailleurs pu expérimenter comme députée. Titulaire d'une des plus grandes circonscriptions électorales en matière de superficie, avec plus de 11 000 kilomètres carrés, elle fait partie des nombreux députés dont le bureau de comté a été particulièrement sollicité par des citoyens en détresse durant la pandémie.

Nous avons appris qu'Émilie Foster souhaiterait approfondir ce sujet en se consacrant à l'enseignement et à la recherche, tout en offrant des conférences aux jeunes.

Son bilan politique inclut notamment l'agrandissement et la modernisation de l'Hôpital de La Malbaie ainsi que l'introduction d'un TACO (outil d'imagerie) à l'Hôpital de Baie-Saint-Paul. Il est bien connu que la région doit souvent transférer des patients à Québec, par manque d'équipement. La sauvegarde du casino de Charlevoix et les assouplissements au Plan patrimonial de l'Île-d'Orléans font aussi partie de ses dossiers qui ont souvent fait la manchette ces dernières années.

Le Parti québécois aurait déjà eu un œil sur le comté de Charlevoix–Côte-de-Beaupré pour y présenter son chef, Paul St-Pierre Plamondon, puisque l'ancienne première ministre Pauline Marois y avait été élue. Il a finalement jeté son dévolu sur la circonscription de Bourget à Montréal. On ne sait pas encore qui est désigné pour succéder à Émilie Foster.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !