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Des attentes modérées par rapport au plan de transport aérien régional

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Des élus espèrent davantage de liaisons aériennes, à des prix plus abordables, pour inciter les Québécois à choisir l'avion (archives).

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

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Si les besoins et les espoirs sont grands, certains élus modèrent leurs attentes à quelques heures du dévoilement du plan québécois en transport aérien régional du ministre des Transports, François Bonnardel, attendu depuis un an et demi.

Le député des Îles-de-la-Madeleine l'a répété plusieurs fois dans les deux dernières années : il aimerait que le gouvernement mette en place un nouveau modèle de transport aérien régional, avec de nouveaux transporteurs et de nouvelles liaisons pour stimuler la concurrence.

Joël Arseneau a d'ailleurs déposé une pétition à l'Assemblée nationale en février dernier demandant au gouvernement de soutenir la coopérative d’aviation TREQ.

Mais je vous avoue que mes espoirs sont minces d'arriver à un nouveau modèle, avance celui qui est aussi porte-parole du Parti québécois en matière de transports.

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Joël Arseneau craint que le plan du ministre Bonnardel ne suffise pas à assurer une offre pérenne, fiable, abordable et à la fois plus rentable pour l'État (archives).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Il explique que le rapport d'experts produit en mars 2021, mais déposé en mars 2022 par le gouvernement, laisse plutôt présager une annonce qui tourne autour du statu quo avec les transporteurs régionaux et une campagne marketing.

Les pistes innovantes pour stimuler la demande à travers, par exemple, de nouveaux services plus fiables avec plus de capacité, une plus grande fréquence aussi... Tout ça semble avoir été mis de côté, déplore le député.

Exemples de prix pour un vol aller simple :

  • Gaspé - Montréal : de 460 à 543 $
  • Sept-Îles - Montréal : de 393 à 551 $
  • Mont-Joli - Montréal : de 289 à 462 $

Il y a quand même 50 millions de dollars par année pour les cinq prochaines années qui étaient inscrits au budget. Qu'est-ce qu'on va faire avec? Est-ce qu'on va vraiment améliorer le service? Est-ce qu'on va investir ces sommes-là dans les infrastructures aéroportuaires? On ne le sait pas encore, ajoute M. Arseneau.

Des liaisons aériennes fiables et durables

De son côté, le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, se montre plus flexible.

Il ne s'attend pas à ce que le projet de créer une entreprise parapublique, Régionair, fasse partie du plan du ministre Bonnardel, puisqu'il n'a eu aucun écho en ce sens, mais il demande seulement à ce que le plan permette d'atteindre les mêmes objectifs. Notamment : assurer la pérennité du transport aérien régional, donner aux élus régionaux une voix auprès de Québec et créer des forfaits récréotouristiques en région.

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Bruno Paradis estime qu'avec les bonnes mesures, il est possible d'inciter les Québécois à choisir l'avion plutôt que la voiture pour leurs déplacements (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

M. Paradis espère aussi des mesures, comme des ententes avec certains transporteurs, pour pouvoir voyager à l'extérieur du Québec, de Gaspé à Paris, par exemple, sans avoir à acheter deux billets différents et risquer de manquer son deuxième vol en cas de retard du premier.

Par exemple, pour aller à New York, si on prend deux billets sans aucune garantie, c'est 600 $, mais si on veut une garantie de se rendre, on se ramasse à 1200 $, expose-t-il.

« Le nombre de destinations potentielles a vraiment baissé avec le départ d'Air Canada et c'est ce qu'on veut retrouver, et des prix qui sont plus intéressants, parce qu'actuellement, il faut prendre deux billets, alors ça implique quand même une différence de prix incroyable. »

— Une citation de  Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis

Par ailleurs, en tant que président du conseil d’administration de la Régie intermunicipale de l’aéroport de Mont-Joli, M. Paradis se réjouit particulièrement de voir que l'annonce est prévue à Mont-Joli.

Nous, on pense que c'est la démonstration claire que l'aéroport de Mont-Joli est le pôle en transport aérien dans l'Est-du-Québec, souligne-t-il.

Inciter les Québécois à voyager en avion

Autant M. Arseneau que M. Paradis sont d'accord sur le fait qu'un plan suffisamment intéressant pourrait inciter les Québécois et Québécoises à modifier leurs habitudes, particulièrement dans un contexte où le prix de l'essence bat des records.

Par exemple, un professionnel qui doit se rendre à Montréal le temps d'une journée pour le travail pourrait choisir de s'y rendre par avion plutôt qu'en voiture.

Or, il faut que l'offre soit suffisamment attirante sur le plan des destinations offertes, des horaires et des prix.

Si on arrivait à offrir ça, je pense que les Québécois pourraient davantage choisir le transport aérien comme ils le font en Ontario. On a un déficit à cet égard-là; on voyage deux fois moins en avion vers nos régions. On a 800 millions $ qui échappent au Trésor public en retombées fiscales, et ça, le gouvernement ne semble pas le réaliser. Investir dans le transport aérien, ça a rapport au gouvernement et ça rapporte aux régions, avance M. Arseneau.

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