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Vigilance dans les fermes, où on craint l’apparition de la grippe aviaire

Des poules en hiver.

Pour lutter contre la grippe aviaire, la seule solution consiste à euthanasier les bêtes.

Photo : iStock

Radio-Canada

Il est recommandé de ne pas faire d’agrotourisme puisque des éclosions de grippe aviaire H5N1 sont signalées dans plusieurs provinces canadiennes et aux États-Unis. Au moins trois cas de contamination sont recensés au Québec.

En entrevue à D’abord l’info, sur RDI, Jean-Pierre Vaillancourt, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, explique que tout mouvement près d’un site de production avicole peut amener une contamination.

On a des oiseaux migrateurs qui ont contaminé l’environnement et les oiseaux du Québec, dit-il.

Ce n’est pas le moment de visiter les fermes, estime ce spécialiste.

« On peut, avec nos souliers par exemple, déplacer le virus vers une autre ferme, un autre site, une basse-cour. »

— Une citation de  Jean-Pierre Vaillancourt, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

Plusieurs pays sont touchés par des éclosions de grippe aviaire en ce moment, mais il faut remonter à 2015 pour mieux comprendre ce virus, souligne M. Vaillancourt.

C’est à ce moment-là, en effet, qu’on a commencé à remarquer qu’il y avait des changements sur les sites de nidification.

Les changements climatiques et les écosystèmes qui s’entrechoquent figurent parmi les facteurs qui ont favorisé l’émergence de nouvelles souches du virus de la grippe aviaire.

Le H5N1 fait partie de ces nouvelles souches. Cette souche est hautement pathogène et mortelle dans la plupart des cas.

On la trouve à la grandeur de l’Europe, où on compte des milliers de foyers de contamination, rappelle Jean-Pierre Vaillancourt.

Cette maladie très contagieuse est causée par des virus qui s’attaquent aux voies respiratoires et dont les caractéristiques génétiques évoluent rapidement.

Euthanasier les animaux demeure la meilleure solution pour le moment.

Si on ne veut pas vivre avec le virus, on doit éliminer toute source de propagation. Si on a des oiseaux sur le même site, on doit les éliminer, malheureusement , explique M. Vaillancourt.

À l'heure actuelle, ce virus ne contamine pas l’être humain; du moins, c’est très peu probable. Il existe un cas d’infection d'un être humain recensé dans la littérature, mais la personne contaminée n'aurait pas été malade, explique Jean-Pierre Vaillancourt.

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