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Des résidents de Mont-Louis s’inquiètent du sort des animaux pris sur les glaces

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Après avoir inquiété bien des résidents de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, cet orignal a réussi à regagner la forêt sain et sauf le 8 avril 2022.

Photo : Gracieuseté : Nancy Dubois

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Des résidents de Saint-Maxime-du-Mont-Louis s'inquiètent qu'au moins un cerf de Virginie et un orignal se soient retrouvés pris sur les glaces ou sur la berge récemment, mais la Protection de la faune du Québec assure que ses agents étaient sur les lieux dans les deux cas pour évaluer la situation.

Les chevreuils, c'était clair qu'ils allaient mourir comme ça. Ils ne pouvaient pas s'en sortir de la façon que c'était fait, c'était comme des mini icebergs qui se détachaient, raconte Dominique Daigle.

Cette résidente de Saint-Maxime-du-Mont-Louis rapporte avoir vu cinq cerfs de Virginie pris sur les glaces sur le fleuve au mois de mars, dont un est mort, ainsi qu'un orignal sur la berge au début avril, qui a réussi à regagner la forêt par lui-même.

Et comme plusieurs autres résidents, Dominique Daigle en garde l'impression que les autorités n'ont pas agi pour venir en aide aux animaux.

Ni la Sûreté du Québec ni la Protection de la faune n'intervenait. Alors oui, j'ai beaucoup de questions et j'attends beaucoup de réponses, déplore-t-elle.

« Je suis un peu outrée de la situation et ne suis pas la seule. Tous les gens ici n'en reviennent pas non plus, ils disent qu'ils n'ont jamais vu ça. »

— Une citation de  Dominique Daigle, résidente de Saint-Maxime-du-Mont-Louis

Le directeur général de la Municipalité, Dany Bergeron, dit avoir reçu plusieurs messages de résidents inquiets à ce sujet.

On le voit dans les messages, on devine la détresse de l'animal et la peine des gens qui se sentent complètement impuissants, observe-t-il.

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Cet orignal a attiré l'attention de plusieurs résidents de Saint-Maxime-du-Mont-Louis le 7 avril 2022.

Photo : Gracieuseté : Nancy Dubois

Il y en a beaucoup qui comparaient la situation avec le renard à Montréal et la quantité de personnes impliquées pour essayer de le sauver alors que par chez nous, on a l'impression qu'on ne fait absolument rien, ajoute M. Bergeron.

En effet, à la même période, un groupe de bénévoles, Sauvetage Animal Rescue, menait une opération de sauvetage pour tenter de capturer un renard qui se tenait sur les glaces du Vieux-Port de Montréal. Or, après quelques jours, la Protection de la faune du Québec a demandé au groupe de mettre fin à l'opération puisque le renard n'était ni blessé ni en danger.

Pas d'intervention sécuritaire possible

À Saint-Maxime-du-Mont-Louis, malgré l'impression des résidents, la Protection de la faune assure que ses agents se sont rendus sur les lieux dans les deux cas.

À notre demande d'entrevue, un porte-parole du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a répondu par courriel que les observations terrain n'avaient pas permis de confirmer la présence de cinq cerfs de Virginie en difficulté dans le secteur, mais qu'un cerf avait en effet été aperçu.

Or, sa localisation, au large du fleuve Saint-Laurent et sur des glaces en mouvement, n’a pas permis la tenue d’une intervention pouvant être sécuritaire, explique le porte-parole.

Le Ministère rappelle par ailleurs que le cerf de Virginie est un cervidé en mesure de nager et de profiter du fait que les glaces en déplacement puissent accoster ou se rapprocher des berges afin de regagner la terre ferme par lui-même.

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Le 7 avril 2022, l'orignal pouvait être observé sur la berge de Saint-Maxime-du-Mont-Louis. Le lendemain matin, l'animal a regagné la forêt en traversant le village.

Photo : Gracieuseté : Dominique Daigle

Dans le cas de l'orignal, l'animal se trouvait en zone de battures à proximité d’un secteur entouré situé près de zones boisées, lesquelles correspondent à l’habitat de l’orignal, précise le Ministère.

La Protection de la faune a suivi les déplacements de l’animal de manière à demeurer vigilante quant à la nécessité d’intervenir et, si la situation l’impose, à poser des actions de sensibilisation auprès de la population quant à la présence de l’orignal. Cette façon de procéder aura permis à l’animal de regagner la forêt en toute quiétude, peut-on lire dans le courriel.

Cohabiter avec la faune, et la respecter

Quant à savoir comment ces animaux se sont retrouvés dans cette situation, certains résidents de Saint-Maxime-du-Mont-Louis blâment les motoneigistes qui pourchassent parfois les animaux, ce qui peut les effrayer, les désorienter, ou encore les épuiser jusqu'à ce qu'ils en meurent.

Ce qu'on voit dans les commentaires et ce qui semble le plus plausible, c'est que ce sont des animaux qui sont effrayés et qui sont poussés à s'éloigner jusqu'au rivage ou sur l'eau et qui sont piégés une fois rendus là, rapporte M. Bergeron.

La présence humaine, on n'a pas le choix de vivre avec ça, mais je pense qu'on peut aider en n'empirant pas la cause en faisant exprès pour se masser devant l'animal et lui faire encore plus peur. Je pense que c'est un message qu'on peut retenir collectivement, conclut le directeur général du village.

Avec des informations d'Alice Proulx

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