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Des Néo-Brunswickois paient pour des tests rapides, face à un système trop contraignant

Un paquet de marque CovClear

Un paquet de 2 tests de dépistage rapide de la COVID-19 vendu dans plusieurs pharmacies au N.-B.

Photo : Radio-Canada / Océane Doucet

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Devant un système de distribution de tests rapides que plusieurs qualifient de contraignant et compliqué, des Néo-Brunswickois choisissent de sortir leur portefeuille pour acheter des tests de dépistage rapide dans les pharmacies.

Plusieurs pharmacies Jean Coutu dans la province vendent maintenant des paquets de deux tests rapides. C’est le cas, entre autres, à Dieppe, à Moncton, à Caraquet et à Bathurst.

Il faut toutefois être prêt à débourser environ une trentaine de dollars pour obtenir deux tests.

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Dennis Abud, pharmacien au Jean Coutu de Dieppe

Photo : Radio-Canada / Océane Doucet

Le pharmacien et membre du conseil d’administration de l’Association des pharmaciens du Nouveau-Brunswick, Dennis Abud, dénonce le manque d’accessibilité aux tests rapides par la province.

« Malheureusement les gens ne peuvent pas s’en procurer, ça fait qu'ils viennent nous voir. »

— Une citation de  Dennis Abud, pharmacien propriétaire

Il indique que la demande est là. Je pense que les gens se présentent à chaque cinq minutes chercher un test rapide!, lance-t-il.

Même son de cloche dans la région Chaleur, où la responsable de gestion des prix pour la pharmacie Jean Coutu à Bathurst, Jacqueline Michaud, affirme en vendre tous les jours. Elle précise qu’ils sont disponibles pour tous ceux qui en ont besoin.

Dans d’autres pharmacies de la province, les tests rapides sont disponibles seulement pour les gens qui partent en voyage.

C’est le cas au Shoppers Drug Mart d’Atholville, où le propriétaire associé, Seamus Bowen, affirme avoir vu une demande pour ces tests par les voyageurs au cours des dernières semaines.

Pour Dennis Abud, les pharmaciens viennent donc combler un besoin.

Il y a des pharmacies qui vendent les tests, c’est pas tout le monde. On le fait parce qu’il y a une demande, pas parce qu'on veut en profiter, c’est que les gens ont besoin de l’accès et ils ne l’ont pas tout de suite avec la province, explique-t-il.

Trop cher, selon un propriétaire de pharmacie

À Edmundston, le co-propriétaire de la pharmacie Jean Coutu, Sylvain Ouellette, a choisi de ne pas vendre de tests rapides.

Nous, on a décidé de ne pas s’embarquer là-dedans, car on trouvait que cela coûterait trop cher, dit-il, en précisant que le client aurait déboursé entre 90 $ et 100 $ pour 5 tests rapides. Il trouve que ces prix exorbitants ternissent l’image de l’entreprise, surtout si la province en fournit gratuitement, ajoute-t-il.

L’approche du Nouveau-Brunswick

Pour obtenir une trousse de cinq tests rapides gratuitement auprès de la province, les Néo-Brunswickois doivent avoir des symptômes de la COVID-19, s’inscrire en ligne sur le site du gouvernement provincial et se rendre au point de service à l’heure du rendez-vous.

C’est la seule façon de se procurer les tests rapides fournis par la province, alors que le Nouveau-Brunswick n’en distribue plus dans les écoles ou des centres sans rendez-vous, comme c'était le cas auparavant.

D’autres provinces ont choisi de rendre disponibles ces tests dans les bibliothèques, les centres de ressources familiales et les centres d’accès aux services de la province, comme la Nouvelle-Écosse, par exemple.

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Jean-Claude D'Amours, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé du Nouveau-Brunswick (archives)

Photo : CBC

Le porte-parole libéral en matière de santé, Jean-Claude d’Amours, soutient que le système de distribution de tests rapides de la province est très complexe.

Pour dire comment le système ne fonctionne pas. La semaine dernière, il y a des citoyens qui ont fait la demande pour pouvoir avoir des tests rapides, avec les symptômes, ça a pris 96 heures pour être en mesure d'avoir accès à un rendez-vous pour des tests rapides, dit-il.

« C’est vraiment pas proactif. Et au même moment, on dit aux citoyens, vous devez vous autogérer et vivre avec la COVID, mais le gouvernement provincial ne donne pas à la population les moyens pour s’y rendre. »

— Une citation de  Jean-Claude d'Amours, porte-parole libéral en matière de santé

Il croit que le processus d’inscription en ligne pour obtenir les tests de dépistage en décourage plusieurs.

Attendre aussi longtemps ou me déplacer sur une aussi longue distance pour aller chercher un test. Il y en a qui vont tout simplement dire: on oublie ça.

Avec des informations de La matinale et d’Océane Doucet

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