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Grippe aviaire : les oiseaux ne peuvent pas « vivre avec le virus »

Des poules dans des cages.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments confirme la présence de la grippe aviaire dans deux élevages en Estrie.

Photo : iStock

Pour le moment, deux élevages du Québec sont aux prises avec l’influenza aviaire. Les éleveurs d’ici doivent redoubler de rigueur pour protéger leurs troupeaux de cette souche H5N1, hautement pathogène, qui s’avère mortelle dans la plupart des cas.

Présentement, la stratégie n’est pas de vivre avec le virus. Les conséquences peuvent être importantes, exprime Jean-Pierre Vaillancourt, professeur titulaire à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.

En entrevue à l’émission Première heure, il précise que lorsque la grippe aviaire atteint un élevage, une des seules solutions est l’euthanasie.

Malheureusement, on doit les abattre. La maladie est très sévère chez les oiseaux, le taux de mortalité peut atteindre jusqu’à 100 %, indique-t-il. Selon lui, l’euthanasie est la meilleure solution pour éviter que les animaux souffrent.

Le président des Éleveurs de volaille du Québec parle lui aussi d'une situation inquiétante. On demande aux gens de restreindre leur visite à la ferme, de faire extrêmement attention, ajoute Pierre-Luc Leblanc.

« Si on est tous responsables, on devrait limiter les dégâts. »

— Une citation de  Pierre-Luc Leblanc
La bâtisse de l'entreprise Canards du Lac Brome

L'entreprise Canards du Lac Brome déclare qu'un cas de grippe aviaire a été détecté dans l'un de ses élevages.

Photo : Canards du Lac Brome

Forte propagation

L’enjeu actuel n’est pas la présence du virus chez les oiseaux sauvages - c'est assez fréquent -, mais le fait que le virus est particulièrement efficace à se propager.

Le professeur mentionne que la transmission, au Canada, s’effectue d’un lieu contaminé vers un élevage. On n’est pas encore rendu à de la propagation d’un élevage à un autre.

Ainsi, les éleveurs appliquent des mesures rigoureuses comme le lavage des mains. Ils changent aussi de bottes lorsqu’ils entrent en contact avec leur troupeau.

Des poules dehors.

Avec la grippe aviaire, il peut être plus risqué de laisser les poules se déplacer librement.

Photo : iStock / Zelenenka

Cette souche d’influenza provient des oiseaux sauvages migrateurs. Il y a de la contamination dans l’environnement. Donc avec les bottes, si on va dans les étangs et autour, c’est là que ça peut augmenter la propagation vers les oiseaux domestiques, poursuit Jean-Pierre Vaillancourt.

Cette souche peut s'attaquer à différents types d’animaux destinés à la consommation comme les poulets, les dindes, les cailles et les pintades.

Risques pour l’humain?

Depuis novembre 2021, des foyers de grippe aviaire ont été détectés dans plus de 40 pays. En Europe, avec les études qui ont été faites, des milliers de personnes ont été en contact avec le virus et il n’y a pas eu de contamination chez les humains, souligne le professeur.

Même si l’humain consommait une bête qui avait été atteinte, rien n’indique que l’humain pourrait développer la maladie. Mais, lorsque la volaille est abattue, elle n’est pas destinée à la chaîne alimentaire, assure néanmoins l’expert.

D’après Jean-Pierre Vaillancourt, cette situation pourrait perdurer jusqu’au début du mois de juin au Canada.

Une entreprise québécoise où un premier cas a été détecté cette semaine tient, elle aussi, à rappeler que la grippe aviaire ne se transmet pas à l'humain.

L'influenza aviaire ne représente aucun enjeu de salubrité alimentaire et qu'il n'est pas possible d'être infecté par le virus en consommant de la volaille cuite. L'entreprise rappelle que tous ses produits se retrouvant sur les tablettes des magasins sont tout à fait salubres et sécuritaires, précise Canards du lac Brome dans un communiqué.

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