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Jordan Dumais, une carte cachée du prochain repêchage de la LNH

L'attaquant des Mooseheads d'Halifax est l'un des meilleurs marqueurs de la LHJMQ. Négligé par les recruteurs de la LNH, il espère bien surprendre les experts à sa façon.

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Jordan Dumais, avant une partie contre Bathurst, en début de saison.

Photo : Shawn Davidson

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C'est ce qu'on pourrait appeler « Le mystère Dumais ».

Jordan Dumais, des Mooseheads d'Halifax, vient d'être sacré meilleur joueur de la semaine de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en plus d'être nommé sur l'équipe d'étoiles hebdomadaire de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Il a enfilé 9 buts en 5 parties en avril.

Je savais toujours que je pouvais réussir, affirme Jordan Dumais. Il fallait juste que je travaille fort. J'ai de bons outils autour de moi et c'est une bonne année.

Et pourtant...

L'attaquant originaire de L'Île-Bizard, au Québec, semble passer sous le radar des recruteurs de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Au 13 avril, le hockeyeur, âgé de 17 ans, figure au 5e rang des meilleurs marqueurs de la LHJMQ, avec 86 points en 61 parties, au sein d'une équipe qui est en reconstruction.

La centrale de recrutement de la LNH le classe au 72e rang des meilleurs espoirs en Amérique du Nord en prévision du repêchage 2022.

D'ailleurs, en faisant un recensement rapide de quelques sites privés qui analysent les meilleurs espoirs des rangs amateurs, on remarque les louanges sur ses habiletés, sa vision du jeu et sa distribution de rondelles. Mais l'aspect physique revient sur le tapis.

Sn manque de grandeur et de force physique pourrait lui nuire, écrit le site Dobber Prospect.

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Jordan Dumais, célébrant un but de son équipe.

Photo : Mooseheads d'Halifax

C'était comme ça toute ma vie, mentionne Dumais. Je suis petit et il y a des personnes qui disent que je ne suis pas assez vite. Ma job, c'est de tout ignorer. Je ne peux pas accorder trop d'attention à ça.

À 1 mètre 75 (5 pieds 9 pouces) et 74 kilogrammes (165 livres), il n'est pas le plus imposant sur une patinoire. Mais, il trouve souvent le moyen de bien se positionner pour marquer des buts.

« Je ne vois pas vraiment la différence [de taille] quand je joue. Je ne regarde pas les autres joueurs. C'est comme si tout le monde avait la même grandeur que moi. C'est comme ça que je joue. Je n'ai jamais vraiment pensé à ma grandeur avant le repêchage de la LNH. »

— Une citation de  Jordan Dumais

Ses coéquipiers viennent à sa défense et n'hésitent pas à faire sa promotion. Par exemple, Zachary L'Heureux a écrit sur Twitter le 15 février dernier que Jordan Dumais aurait dû être invité au match des espoirs de la LCH. Cette partie est importante pour les recruteurs, qui peuvent comparer les meilleurs sur une même patinoire au même moment.

Un parcours différent

N'essayez de faire dire à Jordan Dumais que c'est un scandale. Il demeure calme et veut faire ses preuves sur la glace et non par des mots.

Il compte bien améliorer des facettes du jeu en défense, sa lecture du jeu en attaque et, oui, améliorer son coup de patin. On n'en fait jamais trop.

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À sa première saison à Halifax, Jordan Dumais, alors âgé de 16 ans, a dû apprendre à vivre avec les défis soulevés par la pandémie de COVID-19. Les restrictions sanitaires, jumelées aux règles de la Ligue ont demandé beaucoup de résilience.

Photo : Mooseheads d'Halifax

Cette maturité, il la doit en partie à son parcours. Né au Québec, il a vécu pendant quelques années à New York, où il a commencé à jouer au hockey plus sérieusement.

Puis, de retour à Beaconsfield, près de Montréal, lorsqu'il avait 11 ans, il a été vite reconnu dans les équipes élites des Lions du Lac Saint-Louis en pee-wee et en bantam.

En 2019, Dumais joint la Sélects Academy, une école préparatoire au Connecticut, avec l'équipe des moins de 15 ans.

Je croyais juste que c'était bon pour ma maturité. C'était une belle expérience, c'était le fun, dit-il.

Cette expérience de vie lui a donné les outils pour affronter l'adversité, comme pendant les défis d'être loin de sa famille à Halifax, à 16 ans, par exemple.

À sa deuxième saison à Halifax, Dumais garde le cap. Il veut aider les Mooseheads à réussir en série. La division des Maritimes est très forte et ce n'est pas toujours facile.

Dans le moment, c'est vraiment dur. Lors d'une partie, tu essayes de donner le maximum, d'y aller le plus fort que tu peux. Pour le long terme, ça va être bon pour nous, promet Dumais.

On a une bonne équipe et on est bien dirigé.

D'ici la fin de la saison, il a espoir que les Mooseheads pourront surprendre.

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