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Comprendre le chemin des femmes dans le sport

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Les femmes prennent de plus en plus leur place dans tous les sports.

Photo : Courtoisie: Coach M

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Les femmes prennent de plus en plus leurs places dans le monde du sport professionnel et l’Université Carleton le souligne avec un événement sur le sujet. L’Association des anciens organise un symposium en ligne, mercredi soir, pour donner la parole aux meneuses dans le domaine à Ottawa.

Des intervenantes de tous les horizons discuterons de leur expérience personnelle et de leurs parcours dans le monde du sport. De Pamphinette Buisa [membre de l’équipe nationale de rugby] à Nadia Doucouré, chaque panéliste aura l’occasion de partager sa vision de la place des femmes dans le sport.

« On veut savoir d’où l’on vient et être des modèles pour les générations futures sur notre place dans le sport. Quel est notre rôle lorsqu’on est la seule femme dans un groupe de garçon ou dans un sport majoritairement pratiqué par des hommes. Je veux montrer ce qu’on apporte de plus et notre vision différente », souligne Doucouré, première femme entraîneur des Ravens de Carleton au football.

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Nadia Doucouré est dans l'entourage des Ravens de Carleton depuis l'an dernier.

Photo : gracieuseté Denis Marinier

La coordinatrice d'événements sportifs au Ottawa sports and entertainment group (OSEG), Claudia Landry, offrira aussi sa vision sur la place des femmes dans le sport. Elle a d'ailleurs bien hâte d’entendre la position de ses collègues.

Il y a des sportives, des femmes de l’industrie et des responsables d’organisations. Je veux voir leur cheminement et leurs points de vue, précise-t-elle.

Claudia Landry commence tout juste sa carrière dans le domaine sportif, avec OSEG, pour qui elle organise des événements à la Place TD. Pour elle, le symposium permettra d’offrir aux femmes une voix pour mieux se connaître et s’entraider dans un monde majoritairement masculin.

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La coordonnatrice d'événements d'OSEG Claudia Landry (à droite), en compagnie de sa collègue Julia Weagle, gestionnaire de services, sur le terrain de la Place TD à Ottawa.

Photo : Gracieuseté de Claudia Landry

J’ai terminé mes études récemment. C’est épeurant de sauter dans ta carrière dans le monde du sport, une industrie dominée par les hommes. On veut savoir où aller, comment y aller et prendre le bon chemin. En discuter avec les étudiantes, avoir cette discussion et être représentée comme femme dans le monde du sport, ça aide beaucoup pour voir où elles peuvent se rendre dans les prochaines années, affirme la jeune femme.

Il faut permettre aux jeunes de se projeter. De voir que c’est possible d’avoir ces types de postes avec des personnes qui leur ressemblent. Que ce soit un homme ou une femme, on a un point en commun qu’on est une personne humaine avec tous les qualité et les défauts qu’on a, analyse pour sa part Nadia Doucouré.

Beaucoup de travail accompli dans les dernières années

Même s’il reste beaucoup de travail à faire, les intervenantes reconnaissent que la place des femmes dans le monde du sport a fait un bond de géant depuis quelque temps. Des femmes ont fait leur place dans les plus grandes organisations professionnelles.

Récemment, la Québécoise Émilie Castonguay a accédé à un poste important au sein des Canucks de Vancouver. Les exemples sont nombreux et inspirants.

C’est positif parce que dans les dernières années on voit des femmes fortes qui se rendent à haut niveau dans l’industrie. C’est beau à voir, ça nous donne de l'espoir pour se voir dans leur position, poursuit Claudia Landry, qui rêve de poursuivre son avancée dans le milieu sportif.

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Sarah Fuller lors d'un match entre les Commodores de l'Université Vanderbilt et les Tigres du Missouri. Elle devenait la première la première femme à jouer pour une école du prestigieux Power 5, qui regroupe les cinq meilleures divisions du. football de la NCAA

Photo : Getty Images / Handout

« Oui, on est capable, on est attendues! On a les capacités et les habiletés pour se rendre où on veut se rendre. On peut faire ce que les hommes font et démontrer qu’on est bonnes et qu’on a notre place à ce niveau.  »

— Une citation de  Claudia Landry, OSEG

Il n’en demeure pas moins que certaines actrices du milieu comme Nadia Doucouré rêvent d’un changement de discours. L’entraîneuse attend le jour où on ne parlera plus de la première femme à atteindre un poste, mais plutôt de la personne.

Il faut considérer la personne et voir qu’elle est la meilleure. Par exemple, on a une docteure au symposium. C’est LE docteur. On ne devrait plus avoir ce côté où on ajoute une virgule et le féminin. Je veux qu’il disparaisse. On veut être la meilleure, un sportif. On accède à des postes parce qu’on a la passion et on a beaucoup appris, insiste Doucouré.

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Le rugby est un sport en pleine expansion au Canada, en particulier chez les jeunes femmes.

Photo : Larry Peyton Photography

Les changements se font, tranquillement, pas vite. Des discussions comme aujourd’hui, ça aide. On peut se rendre où l’on veut petit peu à petit peu. C’est sur que c'est pas du jour au lendemain, mais on est capable, on est bientôt là disons, surenchérit Claudia Landry.

Les participantes au symposium auront aussi l’occasion d’entendre des médecins sportives, une joueuse de basketball en fauteuil roulant et une entraîneuse de la biomécanique. Un panel varié pour un sujet tout aussi varié et à l’avenir prometteur.

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