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Des ambulances détournées après trois heures d’attente à l’urgence

Des ambulances stationnées devant l'entrée de l'urgence à l'hôpital de Trois-Rivières

Après trois heures d'attente à l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières, trois ambulances ont dû être détournées.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Trois ambulances en attente depuis près de trois heures dans le garage du Centre affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières ont dû être détournées vers Shawinigan et Nicolet, mardi en fin de journée, pour assurer la prise en charge des patients.

Ce sont les superviseurs de la Coopérative ambulancière de la Mauricie qui ont autorisé ce changement vers les autres hôpitaux, notamment, parce que l’attente au CHAUR monopolisait depuis trop longtemps des véhicules, laissant le territoire de Trois-Rivières sans couverture ambulancière.

S’il y avait eu une urgence, ce sont des véhicules du Centre-du-Québec ou Batiscan qui auraient dû se rendre à Trois-Rivières pour répondre aux appels, relatait Richard Fournier, vice-président du syndicat de la Coopérative ambulancière de la Mauricie, en entrevue à Toujours le matin.

« On ne peut pas juste jeter le blâme sur la COVID et s’en laver les mains. »

— Une citation de  Richard Fournier, vice-président du syndicat de la Coopérative ambulancière de la Mauricie

Les ambulanciers sont confrontés à de longues attentes de façon régulière, selon M. Fournier. Le manque de civières et de personnel expliquerait en partie cette situation. Parfois, il n’y a que deux ambulances dans le garage et on peut attendre plus d’une heure. La problématique était là avant la COVID, ajoute-t-il.

Trois-Rivières à découvert

Le détournement d’ambulances vers d’autres centres hospitaliers est une mesure exceptionnelle. Mardi soir, la décision s’imposait. Il fallait que nos patients soient pris en charge et on devait libérer les véhicules pour assurer notre couverture. On a tenté d’ajouter deux véhicules supplémentaires, mais on fait face nous aussi à un manque de personnel, explique Richard Fournier.

Quant à la durée où le territoire de Trois-Rivières était sans couverture ambulancière, Richard Fournier parlait d’un bon moment, en attendant d’autres précisions à cet effet.

Rappelons qu’en février dernier, un patient est décédé alors qu’il se trouvait dans le garage du CHAUR, en attente d’une prise en charge. Il avait dû patienter pendant plus de 90 minutes avec les ambulanciers et son état s’était détérioré. Le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec avait à ce moment enclenché une analyse des circonstances entourant ce décès.

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