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La Finlande décidera « d’ici quelques semaines » de son adhésion à l’OTAN

Une adhésion de la Finlande augmenterait de 1300 km les frontières terrestres entre l'OTAN et la Russie.

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Le ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, et son collègue responsable de la Défense, Antti Kaikkonen, présentent un rapport sur la situation stratégique de la Finlande après l'invasion russe de l'Ukraine.

Photo : lehtikuva/afp via getty images / MARKKU ULANDER

Radio-Canada

La Finlande prendra « d'ici quelques semaines » sa décision sur une possible adhésion à l'OTAN, a affirmé mercredi la première ministre du pays nordique, Sanna Marin. 

Je pense que ça interviendra assez vite. D'ici quelques semaines, pas quelques mois, a-t-elle affirmé lors d'une visite à son homologue suédoise Magdalena Andersson.

Cette visite survient le jour du dépôt d’un livre blanc par le gouvernement finlandais sur la situation stratégique du pays, commandée en urgence à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine.

Le texte du rapport insiste sur la protection offerte par l’article 5 de l’Alliance atlantique, qui prévoit qu’une attaque contre un pays membre est considérée comme une attaque contre l’ensemble de ses membres.

Actuellement, la Finlande, qui partage une frontière de 1500 km avec la Russie, n’est que pays partenaire de l’OTAN.

La différence entre être partenaire et être membre est très claire, et cela restera le cas, a souligné Mme Marin.

Il n'y a pas d'autre façon d'avoir les garanties de sécurité que dans le cadre de la défense et la dissuasion communes garanties par l'article 5 de l'OTAN, a-t-elle ajouté.

Le débat sur le choix d'adhérer ou non à l'organisation doit commencer mercredi prochain au Parlement finlandais. Une décision doit être prise d’ici le début de l’été, soit juste avant un sommet de l'OTAN prévu les 29 et 30 juin à Madrid.

La Suède a confirmé qu'elle allait demander de rejoindre l'OTAN, la Finlande y songe toujours. Par ailleurs, hier, le président américain Joe Biden a parlé de génocide en Ukraine, un mot qui ne fait pas l'unanimité chez les autres leaders du monde. On en discute avec notre envoyé spécial Sylvain Desjardins.

Et la Suède?

La cheffe du gouvernement finlandais dit espérer que Stockholm et Helsinki arrivent à une décision similaire au sujet d’une candidature à l’OTAN.

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La première ministre suédoise Magdalena Andersson serre la main de son homologue finlandaise Sanna Marin avant une rencontre officielle à Stockholm, le 13 avril 2022.

Photo : via reuters / TT NEWS AGENCY

La première ministre suédoise Magdalena Andersson s’est montrée ouverte à une éventuelle adhésion, mais elle dit ne pas vouloir précipiter une telle décision. À l’instar de la Finlande, la Suède n’est que partenaire de l’organisation.

En tant que membre de l'OTAN, vous bénéficiez de fait de la sécurité garantie par l'article 5 , a-t-elle déclaré. Mais vous avez aussi des responsabilités à l'égard des autres pays, a-t-elle ajouté.

Le parti social-démocrate, dirigé par Mme Andersson, a annoncé lundi l'ouverture d'un débat interne sur la question.

Le secrétaire général de l'OTAN, le Norvégien Jens Stoltenberg, a réaffirmé à de nombreuses reprises ces dernières semaines que la porte était ouverte aux deux pays nordiques.

Les autres voisins nordiques et baltes sont tous déjà membres de l'OTAN. La Norvège, le Danemark, l'Islande le sont depuis la fondation de l'organisation, en 1949; la Pologne l'est depuis 1999; et l'Estonie, la Lituanie et la Lettonie l'ont jointe en 2004.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré mardi qu'une éventuelle adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Alliance atlantique ne contribuerait pas à la stabilité de l'Europe.

Notre     dossier Guerre en Ukraine

Avec les informations de l'Agence France Presse et Reuters

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