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Inquiétude grandissante chez les éleveurs de volaille estriens

Des poules dans un enclos.

Des poules de la ferme Bibeau, à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Radio-Canada

Lundi, l'Agence canadienne d'inspection des aliments a annoncé avoir entrepris une enquête quant à un premier cas potentiel de grippe aviaire dans un élevage du Québec. Les producteurs de volailles estriens, qui s'inquiétaient déjà, sont maintenant en état d'alerte. C'est le cas du propriétaire de la ferme Bibeau, Léon Bibeau-Mercier, à Sherbrooke.

Au début du mois d’avril, trois cas de grippe aviaire avaient déjà été détectés parmi une bernache et des oies des neiges en Estrie et en Montérégie. Léon Bibeau-Mercier, à Sherbrooke, craint particulièrement que ses poules entrent en contact avec des oiseaux migrateurs, qui sont l’une des principales portes d’entrée du virus dans les fermes.

À plus long terme, il craint aussi des mesures restrictives qui pourraient être adoptées par le gouvernement fédéral pour limiter la contamination.

Il y a beaucoup de mesures de biosécurité qui sont prises pour s’assurer d’éviter la propagation dans des élevages à haute densité, où dès qu’il y a un cas, la propagation est très très très rapide et les effets sont dévastateurs, remarque-t-il.

Léon Bibeau-Mercier devant un enclos de poules.

Léon Bibeau-Mercier est propriétaire de la ferme Bibeau.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Ce n’est pas le modèle qu’on a. Imaginons que pendant toute la saison estivale, je ne peux pas les sortir à l’extérieur [les poules], je ne peux plus maintenir ma certification biologique pour mes animaux. Ça veut dire que ma production de volailles est compromise, et durablement. Si je me départis de mon troupeau ensuite, est-ce que je vais recommencer?, craint-il.

À ce sujet, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation assure que les producteurs contraints de garder leur volaille à l'intérieur en raison de la grippe aviaire ne perdront pas leur certification biologique.

La stratégie est d'éliminer

La grippe aviaire est déjà bien présente en Europe. Selon un expert, plus de 1200 fermes ont été affectées en France. Le virus a aussi été détecté dans des fermes en Ontario et en Alberta au cours des deux dernières semaines. À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement pour les oiseaux atteints, et les taux de mortalité dans les élevages touchés sont élevés.

En 2014, plus de 200 000 volailles ont par ailleurs dû être abattues en Colombie-Britannique pour éviter la propagation du virus. 

« Dès qu’on a des oiseaux domestiques infectés, la stratégie est d’éliminer, parce qu’on ne veut pas vivre avec cette maladie-là. Il y a des conséquences économiques importantes à long terme et à court terme. À ce moment-là, on doit intervenir pour éradiquer et ça inclut l’euthanasie des sites infectés.  »

— Une citation de  Dr Jean-Pierre Vaillancourt, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal et spécialiste de la grippe aviaire

Ottawa demande donc aux producteurs de volailles de redoubler de prudence. Des mesures de biosécurité ont été resserrées au cours des dernières semaines pour éviter que la grippe aviaire ne se répande dans les élevages. 

Avec les informations de Marion Bérubé 

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