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Plus de flexibilité pour les éducatrices en milieu familial grâce à un projet pilote

Des jouets dans une garderie en milieu familial.

D’autres projets du même genre pourraient aussi voir le jour ailleurs dans la province (archives).

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Des responsables de garderies en milieu familial du Témiscouata pourront dorénavant offrir leurs services dans des locaux en dehors de leur résidence, grâce à des projets pilotes lancés par Québec.

Québec a fait l’annonce, mardi, de la mise en place de cinq projets pilotes de services de garde à Lac-des-Aigles, Squatec, Biencourt, Saint-Honoré-de-Témiscouata et Saint-Marc-du-Lac-Long.

La mise en place de ces projets pilotes de centres de la petite enfance (CPE) au Témiscouata mettra un frein à la fermeture de nombreux services de garde en milieu familial, croit le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Depuis 2014, on était devant une situation où on perdait des places chaque année. Et quand je dis qu’on en perdait, on en perdait beaucoup. Donc ça nuisait à nos efforts de création de place, indique M. Lacombe.

Mathieu Lacombe en conférence de presse.

Le ministre Mathieu Lacombe était de passage mardi matin à Saint-Michel-du-Squatec pour procéder à l'annonce de cinq projets pilotes dans la région.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Selon lui, ce projet pilote réglera le problème d’isolement, qui est souvent en cause lors de fermetures de garderies en milieu familial. Il permettra de développer notamment des partenariats entre différents responsables de garderies.

Il y a des personnes qui décident de passer à autre chose parce qu’elles sont tannées d’offrir ça à la maison. Avec ce projet, on souhaite leur ouvrir de nouveaux horizons, leur permettre de le faire à l’extérieur, que ce soit dans une entreprise, dans un local qui est fourni par la communauté ou dans un établissement scolaire, par exemple, illustre-t-il.

L’éducatrice Caroline Madore, présente lors de la conférence de presse, explique que d’avoir un local fera toute la différence, et permettra de cloisonner sa vie personnelle et professionnelle.

L’isolement et le fait de ne pas avoir de vie de famille autre que le travail ont eu raison de sa garderie, qu’elle avait depuis 15 ans. Si j’avais eu un local, l’an passé, j’aurais pu continuer, explique Mme Madore.

Quand rural rime avec familial

L’initiative du ministère de la Famille est saluée par Denis Blais, maire de Témiscouata-sur-le-Lac et directeur général du bureau coordonnateur Les Calinours au Témiscouata. Cette possibilité répondra rapidement aux besoins de certaines familles, selon lui.

C’est sûr que quand on est en ville, on parle toujours de grandes installations de 50, 80 places, mais dans nos petits milieux, ce n'est pas la réalité. Je pense que le ministre a été attentif à ça, et c’est tout à son honneur, souligne M. Blais.

Des enfants s'amusent avec des jouets en compagnie de leur éducatrice, dans un centre de la petite enfance.

« Un partenariat pourrait être créé entre 4 personnes responsables d’un service de garde [...] notamment pour permettre une offre de garde à horaires atypiques », indique le Ministère.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

La formule CPE n’est pas toujours la solution en milieu rural, parce que le CPE a besoin d’un certain nombre de places pour qu’il soit rentable, et pour que le modèle fonctionne, explique le ministre Lacombe.

« Des places en milieu familial, dans les petites communautés, c’est toujours une meilleure solution et c’est plus rapide à créer. »

— Une citation de  Mathieu Lacombe, ministre de la Famille

Ce type de projet pilote pourrait également s'exporter dans d’autres localités. Denis Blais dit avoir déjà eu des discussions avec des élus d'autres MRC de la région comme la Matapédia ou encore La Mitis.

Le ministre Lacombe promet aussi que d’autres projets du même genre verront le jour ailleurs dans la province.

Avec les informations de Patrick Bergeron

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