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Loi sur les langues officielles : l’opposition dénonce « l’inaction » de Blaine Higgs

Les drapeaux du Canada, de l'Acadie et du Nouveau-Brunswick devant l'édifice de l'Assemblée législative du N.-B. à Fredericton.

La révision de la Loi sur les langues officielles n'aura pas lieu pendant l'actuelle session législative à Fredericton (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Le gouvernement de Blaine Higgs n’a toujours pas annoncé ses plans concernant la révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick. Inquiets, les partis d’opposition de la province tirent la sonnette d’alarme.

Blaine Higgs dit qu’il réagira à ce rapport au mois de juin prochain, soit six mois après le dépôt du rapport des deux commissaires, la juge Yvette Finn et John McLaughlin, en décembre dernier.

Des délais très préoccupants pour le chef par intérim du Parti libéral, Roger Melanson. Il y a une limite à la patience qu’on peut avoir, lance-t-il. Ce n’est évidemment pas une priorité pour le premier ministre et son gouvernement.

Le député du Parti vert du Nouveau-Brunswick dans Kent-Nord, Kevin Arseneau, souligne que ce délai survient en même temps que l’annonce de l’arrêt du programme d’immersion précoce en 2023.

Il rappelle que deux députés de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick — un parti qui s’est souvent montré hostile à l'égard de certains dossiers touchant les questions francophones — ont rejoint les rangs du Parti progressiste-conservateur à la fin mars.

Le chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson, (à gauche) et le député du Parti vert du Nouveau-Brunswick dans Kent-Nord, Kevin Arseneau, (à droite) en visioconférence.

Le chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick Roger Melanson (à gauche) et le député du Parti vert du Nouveau-Brunswick dans Kent-Nord Kevin Arseneau (à droite) en visioconférence le 11 avril 2021.

Photo : Radio-Canada

J’ai beaucoup de points d’interrogation, dit Kevin Arseneau. C’est préoccupant, l’attitude, l’approche et le manque de vision vis-à-vis de la Loi sur les langues officielles par ce gouvernement actuel.

Les deux partis de l’opposition déplorent aussi que le gouvernement Higgs n’ait pas prévu de fonds dans le dernier budget provincial pour procéder à la révision de la loi.

Une priorité selon l’opposition

Selon Roger Melanson, il est tout à fait possible que Blaine Higgs décide de ne mettre en œuvre aucune recommandation du rapport.

Il souligne au passage que l’opposition officielle est de son côté complètement d’accord avec les recommandations émises par la juge Yvette Finn et John McLaughlin.

À chacune des fois que la Loi sur les langues lois officielles a été révisée, il y a toujours eu une amélioration, clame Roger Melanson.

John McLaughlin et Yvette Finn

L’ancien sous-ministre du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance John McLaughlin (à gauche) et la juge Yvette Finn (à droite) ont remis leur rapport sur la révision de la Loi sur les langues officielles au mois de décembre 2021.

Photo : Gracieuseté

Bien qu’il estime que toutes les recommandations sont nécessaires, Roger Melanson croit que le gouvernement Higgs doit notamment se pencher en premier sur l’amélioration de la langue de travail au sein de la fonction publique.

Ce n’est pas de réduire les exigences, précise-t-il. C’est de s’assurer que la langue de travail va permettre que les gens puissent travailler dans la langue de leur choix, et que les services seront toujours offerts dans la langue de leur choix.

Une priorité que partage Kevin Arseneau.

« Ce n’est pas vrai qu’on peut travailler en français à Fredericton, c’est extrêmement difficile pour les fonctionnaires, pour les députés, pour quiconque. On n’a pas encore une province, une capitale bilingue ou une fonction publique bilingue. »

— Une citation de  Kevin Arseneau, député de Kent-Nord

Le député vert souligne que le bilinguisme au sein des foyers de soins de longue durée demeure une urgence à régler.

Les deux partis s’entendent également sur l’importance de la mise en place d’un comité permanent sur les langues officielles au sein de l’Assemblée législative.

Un investissement nécessaire

Bien que le rapport n’ait pas été chiffré, les deux partis s’entendent pour dire que les dépense pour mettre en place les recommandations sont nécessaires.

« On ne parle pas de créer une énorme bureaucratie avec un ministère lourd, on parle d’avoir un petit ministère qui s’occuperait de faire la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles dans la fonction publique. »

— Une citation de  Roger Melanson, chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

C’est des droits que les deux communautés linguistiques ont et ce n’est pas un coût, c’est un investissement, dit Roger Melanson.

C’est quand même un contrat social sur lequel notre société néo-brunswickoise est basée. C’est le bilinguisme officiel, et donc il n’y a pas de prix à une société juste, égale et solidaire, conclut Kevin Arseneau.

Avec des renseignements de Michèle Brideau

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