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10 ans du printemps érable : la poussière retombée, les impacts positifs plus clairs

Une marée de manifestants et de pancartes envahit une rue du centre-ville de Montréal.

Le reportage de Raphaëlle Drouin.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

C'était il y a 10 ans : une mobilisation impressionnante des étudiants partout au Québec qui refusaient une augmentation des droits de scolarité. Des manifestations ont eu lieu à Trois-Rivières, comme dans toutes les grandes villes, pendant des semaines. Ce sont des souvenirs marquants pour plusieurs, même 10 ans plus tard.

14 mars 2012. L'image est gravée dans l'esprit de Carol-Ann Rouillard, alors étudiante à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Ah c'était fou! On ne s'attendait pas à ce qu'il y ait autant de personnes. Le CAPS (Centre de l’activité physique et sportive de l’UQTR) était plein, 2500 personnes. Quand on arrivait à avoir une centaine de personnes sur d'autres sujets, c'était beau, se rappelle-t-elle.

Après des heures d'assemblée générale, le résultat tombe : l'UQTR est en grève générale illimitée, par 48 votes.

Le lendemain, la grève commence avec la visite du co-porte-parole de Québec solidaire à l'époque, Amir Khadir.

En Mauricie, l'UQTR est le seul établissement scolaire à voter une grève générale illimitée, ce qui n'empêchera pas des étudiants des cégeps de Trois-Rivières et de Shawinigan de revendiquer leurs carrés rouges.

À Trois-Rivières, on multiplie les manifestations et les sit in. Le rouge colore la ville.

Éloïse Lara Desrochers est de la lutte au Cégep de Victoriaville. Une ville qui sera, malgré elle, plongée au cœur du mouvement, alors que le Parti libéral, au pouvoir, choisit d'y tenir son congrès.

« En étant au cœur des discussions avec les autres associations étudiantes, on savait que ça allait potentiellement éclater et que les gens étaient à bout. »

— Une citation de  Éloïse Lara Desrochers, ancienne présidente de l’Association générale des étudiants et étudiants du cégep de Victoriaville

L'émeute du 4 mai 2012 marque les esprits. Au-delà de la violence policière, Éloïse se souvient d'une autre sorte de violence; des insultes et même des menaces de mort qu'ont engendrées ses positions lors du printemps érable.

J'ai pris des années avant de me réimpliquer de la même façon que je l'étais avant parce que j'avais trouvé ça un peu traumatisant, je pense... L'ampleur que ça avait pris et les tensions que ça avait créées, se souvient-elle.

Dix ans plus tard. La poussière est retombée et les impacts positifs sont plus clairs.

On a senti en 2012 qu'il y avait quelque chose qui se passait en région. Les gens se questionnaient, ça a amené des réflexions évidemment et il y a des personnes qui sont restées avec ces débats de société là, estime Éloïse Lara Desrochers.

Avec les informations de Raphaëlle Drouin

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