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Moins de postes d’omnipraticiens à venir pour la région?

Plan rapproché des mains d'un docteur qui utilise un sphygmomanomètre pour mesurer la pression d'artérielle.

Dans les dernières années, la région a réussi à combler les postes attribués par Québec.

Photo : Reuters / Gabriella N. Baez

Le président de l’Association des médecins omnipraticiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean (AMOSL), le Dr Olivier Gagnon, craint que les besoins engendrés dans la province par le départ à la retraite de médecins de famille et le manque de relève n’aient un impact sur le nombre de postes disponibles dans la région.

Comme ailleurs dans la province, plusieurs médecins de famille ont pris leur retraite dans la région et d’autres départs sont prévus dans les prochaines années.

C’est inquiétant, les retraites il y en a eu plusieurs dans les dernières années ici en région et ce qu’on voit, c’est qu’il s’annonce encore plusieurs retraites chez les médecins de famille, dans les prochaines années à court et moyen terme dans la région, a indiqué le Dr Gagnon, en entrevue lundi au Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Toutefois, jusqu’à maintenant, les postes de médecins omnipraticiens qui sont attribués par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean ont pu facilement être pourvus, a indiqué le Dr Gagnon.

Entre 14 et 20 postes de médecins de famille ont été attribués à la région par le MSSS dans les dernières années, a-t-il précisé. Dans la région, on est chanceux, on n’a pas de difficulté à les combler. Normalement, on est assez attractif pour les nouveaux médecins de famille, a-t-il poursuivi.

Un médecin devant un placard

Le président de l'Association des médecins omnipraticiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean (AMOSL), Olivier Gagnon

Photo : Radio-Canada

Un manque de nouveaux médecins

Le président de l'AMOSL craint cependant que les importants besoins de médecins de famille attendus dans la province n’aient un impact sur les postes attribués à la région.

D’autant plus que le nombre de médecins en formation qui choisissent la médecine familiale est moins important, alors que les étudiants se tournent vers les spécialités.

L’an dernier, 75 postes de résidence en médecine familiale n’ont pu être pourvus dans la province, selon les données de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ). Depuis 2013, le nombre monte à 400 postes.

« On peut se dire qu’avec ce manque à gagner qui est au niveau provincial, évidemment, on va se répartir encore plus la pauvreté. C’est sûr que ça va avoir un impact chez nous. »

— Une citation de  Dr Olivier Gagnon

Il croit que la distribution des postes par région pourrait changer. Il faut comprendre que s’il y a ce manque à gagner là de nouveaux médecins de famille qui ne seront pas formés, alors évidemment, il va falloir que les régions se distribuent ceux qui sont présents, donc on s’attend à avoir moins de postes. Même si les gens veulent venir chez nous, on va avoir probablement moins de postes à leur offrir, a-t-il avancé.

Il n’était pas en mesure de préciser le nombre de médecins de famille manquants actuellement dans la région.

Valoriser la profession et aider les médecins

La solution pour rendre la médecine familiale plus attractive passe notamment par la valorisation de la profession, estime le Dr Gagnon.

Longtemps, on a laissé sous-entendre que les médecins de famille étaient responsables de plusieurs des problèmes du système. Il faut arrêter ça, il faut aller d’une façon positive, croit-il.

L’aide face aux charges administratives des médecins et le développement de la collaboration entre les professionnels permettront également d’aider les médecins à offrir davantage de services, ce qui rendra également la profession plus attractive pour les plus jeunes, estime-t-il.

Le son de cloche est le même du côté du Dr Marc-André Amyot, qui est le président de la FMOQ.

Les prochaines années vont être cruciales dans l’attractivité, le maintien en poste des médecins de famille et aussi, on a besoin d’aide. Pas pour faire notre travail, mais pour venir nous aider à faire notre travail, a-t-il souligné, en entrevue lundi matin à C’est jamais pareil.

Le Guichet d’accès à la première ligne, présenté à la fin du mois de mars par le ministre de la Santé, Christian Dubé, est selon lui un premier pas dans la bonne direction.

L’amélioration des soins de santé au Québec aidera également les médecins de famille à suivre leurs patients, estime-t-il.

Quand les patients, ils ont des délais d’attente en chirurgie, bien qui ils vont voir quand ils ont des douleurs à leur hanche, à leur genou? Ils vont voir leur médecin de famille. Donc, c’est un ensemble de facteurs qui font qu’au au bout de la ligne, la pression sur les médecins de famille est très importante, a-t-il donné en exemple. 

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