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Tracadie et son ex-chef pompier Denis Savoie font la paix et leur mea-culpa

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Denis Savoie, en novembre dernier, sortant du palais de justice de Bathurst.

Photo : Radio-Canada / René Landry

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La Municipalité régionale de Tracadie et son ex-chef pompier et directeur de la sécurité publique, Denis Savoie, reconnaissent leurs torts et font la paix.

Dans une note de trois paragraphes qui vient boucler l'entente survenue entre les deux parties en janvier dernier, la municipalité et Denis Savoie en sont arrivés à de meilleurs sentiments.

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Denis Savoie, affichant un large sourire

Photo : Radio-Canada / René Landry

Cette lettre a été fournie à Radio-Canada par le cabinet d'avocats Forte, de Moncton, qui représente l'ex-chef pompier, puis authentifiée également par le maire de Tracadie, Denis Losier.

Un procès, en Cour du Banc de la Reine, initié par monsieur Savoie en 2017, a été stoppé à la suite d'une entente à l'amiable.

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L'avocat Brian Murphy représentait Denis Savoie

Photo : Radio-Canada / René Landry

Celui-ci considérait qu'il avait été congédié injustement et demandait un dédommagement financier.

En février 2017, le chef Savoie a accordé une entrevue à la radio qui a eu l'effet d'une bombe : il y aurait, selon lui, des irrégularités sérieuses dans la gestion des pompiers.

Moins d'une demi-heure après cette sortie, il a été suspendu. Puis, quelques mois plus tard, il a été congédié et le poste de directeur de la sécurité publique a été aboli.

La municipalité a nié ces allégations et l'affaire a fini par se retrouver devant la cour.

Le poste de monsieur Savoie était lourd

Dans l'entente à l'amiable, la ville reconnaît que le poste occupé par monsieur Savoie était à ce point lourd qu'il a dû être scindé en deux.

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Denis Losier, maire de Tracadie

Photo : Radio-Canada / René Landry

En entrevue, le maire, Denis Losier admet aujourd'hui que la municipalité ferait certainement les choses autrement dans une telle situation

Des fois, ça prend des situations pour apprendre, dit-il. On ne va pas nécessairement reproduire les mêmes actions, les mêmes façons de faire pour éviter, justement, qu'on revive ce genre de situations.

Reconnaître ses torts

Dans la lettre d'entente, Denis Savoie comprend de son côté que sa sortie publique n'était pas une mesure autorisée par la municipalité.

Deux montagnes ne peuvent pas se rejoindre, illustre-t-il en entrevue. Mais, deux êtres humains peuvent se rejoindre et peuvent se parler. Ça aurait été de s'asseoir et de discuter ensemble et on en serait arrivé à une entente, oui.

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L'avocat Basile Chiasson, qui défendait la Municipalité régionale de Tracadie

Photo : Radio-Canada / René Landry

Dans ce document, la municipalité remercie Denis Savoie d'avoir attiré l'attention des élus municipaux sur des problèmes de gouvernance, de livraison de services et de questions financières qui ont été corrigées depuis.

Dans différentes situations à un moment donné on fait des choix pour trouver des pistes desolution à certaines problématiques, fait remarquer le maire avec philosophie. Parfois, ça fait des divergences d'opinions, des confrontations.

Marcher la tête haute

Les détails financiers de l'entente n'ont pas été rendus publics.

Après cette mésentente qui a duré près de cinq ans, Denis Savoie retient surtout que la municipalité lui a dit merci dans un document officiel qui clôt un chapitre ardu et mouvementé de sa vie.

Pour moi, là, c'est beaucoup parce que je reste ici, à Tracadie, lance-t-il. Maintenant, je peux marcher la tête haute.

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