•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’archevêque de Rimouski souhaite refaire de la cathédrale un lieu de rassemblement

Plan rapproché de Mgr Denis Grondin dans une grande pièce.

Mgr Denis Grondin

Photo : Radio-Canada

« Déconfiner » la cathédrale Saint-Germain. Tel est le souhait de l'archevêque de Rimouski, Mgr Denis Grondin, pour l'année 2022. Maintenant que le litige qui opposait l'Archevêché à la Fabrique Saint-Germain est chose du passé, la cathédrale doit redevenir un lieu de rassemblement, affirme-t-il.

On entrevoit une façon de travailler plus ouverte, plus de confiance, c’est déjà effectif avec les marguilliers qui sont là, dit Mgr Grondin. Il y a une phase de réparation et restauration, mais aussi une phase de réflexion qui va se continuer en lien avec l’ensemble la vision qu’on veut avoir du centre-ville, mais aussi de la cathédrale, une vision oui religieuse, mais aussi culturelle et touristique.

C'est un retour, pour ainsi dire, à la vision d'avenir qui avait été dévoilée en 2019 par Mgr Grondin, quelques mois avant la judiciarisation du conflit entre l'Archevêché et la Fabrique Saint-Germain.

Intérieur de la cathédrale avec une cinquantaine de personnes assises

La cathédrale de Rimouski doit redevenir un lieu de rassemblement, estime Mgr Grondin (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Si le dialogue entre les deux instances est maintenant rétabli, on est loin de la coupe aux lèvres. Cela pourrait prendre deux, voire trois ans, avant que le sort de la cathédrale – qui est fermée depuis sept ans – ne soit véritablement décidé, estime Mgr Grondin. Il réitère que la cathédrale ne servira plus uniquement au culte, mais que la dimension religieuse est là pour de bon.

« La cathédrale a sa vocation. Ses dimensions sont liées à la mémoire, à l’histoire de l’église dans l’Est-du-Québec. Elle a une vocation particulière. [...] Ce n’est pas une paroisse comme les autres paroisses. Sa vocation est déterminée depuis les débuts. »

— Une citation de  Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski

Fermer d'autres églises?

Pour avoir les sommes nécessaires pour préserver la cathédrale, l'Archevêché n'exclut pas la possibilité de fermer d'autres églises. Cependant, ce choix reviendra aux fabriques qui les gèrent et aux paroissiens, qui devront déterminer quelles vocations ils souhaitent pour leurs églises à plus long terme. Un processus en ce sens a déjà été enclenché et se poursuivra cet automne, mais il y a fort à parier que les choix seront difficiles.

La majorité des paroisses veulent [faire cette réflexion] et dans ce sens-là, il y aura un discernement que les gens vont faire ensemble parce qu’on ne peut pas demander à un petit groupe de la population de maintenir tous les lieux de culte, souligne Mgr Grondin.

La vente du Grand Séminaire essentielle

Par ailleurs, l'Archevêché mise beaucoup sur la vente du Grand Séminaire pour financer la restauration de la cathédrale. Environ 30 % des recettes anticipées de la vente de ce bâtiment, calculées à environ un million de dollars pour l'instant, serviraient à cette fin, mais Mgr Grondin, pour l'instant, ne chiffre pas précisément la contribution de son organisation.

Selon le directeur général du Grand Séminaire, Raymond Joly, sept promoteurs auraient montré un intérêt à acheter le bâtiment situé sur la rue Saint-Jean-Baptiste, et trois l'auraient déjà visité.

La façade d'un bâtiment de style ancienne école.

Le Grand Séminaire de Rimouski a été construit dans les années 1930. La Ville a l'intention d'en faire un site patrimonial en 2022 (archives).

Photo : Radio-Canada

Et si la vente ne se concrétise pas? On n’a pas envisagé cela, dit Mgr Grondin. Je suis confiant qu’il va y avoir la vente du Grand Séminaire et que ça ne prendra pas cinq ans. [...] Malgré une reprise économique qui n’est pas facile, on ne peut pas se lancer comme dans un puits sans fond. On va y aller phase après phase, avec un plan de financement et des étapes qui vont faire que les choses vont arriver bien, dit-il.

La vente de l'archevêché, qui avait été évoquée l'an dernier, n'est plus envisagée pour l'instant.

L'archevêché de Rimouski dans une lumière de fin de journée d'hiver.

L'archevêché de Rimouski

Photo : Radio-Canada

Entretemps, Mgr Grondin continue de penser à l'avenir de l'église mère du Diocèse de Rimouski. Il rêve d'une cathédrale plus verte, à cloisons amovibles, qui permettrait d'accueillir les fidèles, mais aussi, une clientèle plus jeune et plus variée.

On doit créer un espace où on est contents de venir ensemble et de vivre des choses. [...] Agrandir la cathédrale par en dedans, dit-il.

D'ici juin, le Conseil du patrimoine religieux devrait rendre sa décision concernant le financement d'une première phase de travaux à la cathédrale de Rimouski, ce qui permettrait d'enclencher le processus de restauration au cours des prochains mois.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !