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Accès difficile aux soins de santé mentale et de psychiatrie en Saskatchewan

Un homme et une femme debout devant une maison incendiée.

L’Association des infirmières en psychiatrie de la Saskatchewan précise que 165 postes en psychiatrie sont vacants dans la province.

Photo : Radio-Canada / Matthew Howard

Radio-Canada

Les services en santé mentale et en psychiatrie sont difficiles à obtenir dans la province, selon des parents saskatchewanais qui tentent depuis longtemps d’avoir de l’aide pour leur fils.

Angela Erickson essaie d’obtenir du soutien et des ressources pour son fils Colton Erickson, 29 ans, depuis qu'il est enfant.

Colton Erickson s’est souvent retrouvé en détention, mais les autorités n'ont trouvé aucune solution durable, selon Mme Erickson.

Angela Erickson affirme ne pas disposer des outils nécessaires pour accompagner son fils, qui souffre de plusieurs problèmes de santé mentale.

« Il est attrapé et relâché comme du poisson. Au Canada, c’est ce qui arrive aux personnes atteintes de troubles mentaux. »

— Une citation de  Angela Erickson, mère de Colton Erickson

Selon la famille de Colton Erickson, il n’est pas détenu assez longtemps pour bien évaluer son dossier et l’aider réellement.

Récemment, les problèmes de santé mentale de Colton l’ont mené à incendier sa maison familiale, deux autres maisons ainsi qu’un bureau administratif.

L’Association des psychiatres du Canada reconnaît les défaillances dans la desserte de services en santé mentale et en psychiatrie.

Selon l’association, les Saskatchewanais peuvent attendre des mois, parfois même des années, avant d’avoir accès à des services psychiatriques.

À l’hôpital psychiatrique de North Battleford, par exemple, 96 lits sont disponibles, mais seulement 48 d’entre eux sont occupés, en raison du manque de personnel.

D’ailleurs, l’Association des infirmières en psychiatrie de la Saskatchewan précise que 165 postes en psychiatrie sont vacants dans la province.

Pour remédier à ce manque de personnel, le président de l’Association des psychiatres du Canada, le Dr Doug Urness, estime que les programmes de formation en psychiatrie doivent être élargis pour former davantage de professionnels.

Selon lui, cela permettrait de mieux répondre à la demande grandissante en services psychiatriques dans la province.

Le Dr Doug Urness estime qu’il est important de s’attaquer au problème de manque de personnel. Les patients qui nécessitent une intervention doivent recevoir les soins nécessaires rapidement en fonction de la gravité de leur état de santé.

Lorsque les soins sont retardés, cela encourage la progression de la maladie vers un niveau plus grave qui pourrait être évité si le patient recevait les bons soins au bon moment, ajoute le Dr Urness.

Avec les informations de Kendall Latimer et Bonnie Allen

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